Le trafic de navires de marchandises au Détroit d'Hormuz a continué de décliner mardi dans un contexte d'inquiétudes accrues en matière de sécurité et de revendications divergentes concernant le contrôle de ce point critique.
Les données de suivi des navires de Kpler ont montré que seulement six navires de marchandises ont transité le détroit d'Hormuz mardi, contre neuf lundi et bien en-dessous de la moyenne de 11 traversées sur 10 jours. Un supertanquère vide et deux tankers plus petits sont entrés dans le golfe par un couloir près de Oman, tandis que deux tankers au carburant de longue distance et un navire post-Panamax ont quitté le golfe Persique par le détroit, selon les données.
L'administration américaine maintient que le détroit reste ouvert au trafic, mais l'Iran a réaffirmé sa revendication selon laquelle la voie d'eau est fermée. Les mouvements de tankers ont été de plus en plus erratiques cette semaine, les navires décalant ou réorientant leur trajet face à l'escalade des menaces de sécurité et à l'incertitude quant aux intentions de l'Iran.
Cette interruption fait suite à un incident survenu sur un navire de cargaison dans le détroit d'Ormuz mardi matin, heure locale. Les opérations de commerce maritime du Royaume-Uni ont annoncé un incident impliquant un navire de cargaison effectuant un transit vers l'extérieur, bien que la nature du projectile reste inconnue.
Alors que les pénuries persistent et que les tensions régionales s'amplifient, les prix du pétrole ont achevé leur progression sur une quatrième journée consécutive mercredi. La rhétorique de l'Iran comme des États-Unis s'est durcie, aucune des deux parties ne manifestant de signe de retour à la négociation dans un avenir proche.









