Abbott Laboratories a retiré son appel d'un verdict de 495 millions de dollars lié à des allégations selon lesquelles sa formule pour bébés auraient provoqué une enterocolite nécrotisante (NEC), une maladie du tractus gastro-intestinal susceptible de mettre en danger la vie, surtout chez les nouveau-nés prématurés.
L’accord a été déposé lundi devant une cour d’appel du Missouri, mettant fin à une dispute juridique qui avait débuté lorsque la cour d’un jury de Saint-Louis avait jugé, en 2024, que la formule Similac de Abbott était responsable de la maladie de Shirley, une jeune fille du pays voisin de l’Illinois. Une cour d’appel ainsi que la Haute Cour de justice de l’État avaient appuyé le verdict en mai dernier, bien que Abbott et le co-défendeur Mead Johnson, une filiale de Reckitt qui produit Enfamil, n’ont jamais reconnu leur responsabilité, affirmant que le lait maternel, et non la formule, offre une protection contre la NEC.
Ce procès est l'un des quelque 1 000 Auseinandersements consolidés dans les tribunaux de l'Illinois, du Missouri et de la Pennsylvanie, avec plus de 800 cas en instance auprès d'un tribunal fédéral de l'Illinois. La mortalité attribuable à la NEC est estimée à plus de 20 %, selon des données médicales qui ont été invoquées dans des formulaires déposés antérieurement.
Abbott, cotée à la Bourse de New York sous le symbole ABT, n'a pas révélé les termes de l'accord dans les documents déposés au tribunal. Cette résolution s'inscrit dans un contexte de litiges qui concernent les fabricants de préparations pédiatriques, dans le contexte d'un examen approfondi de la sécurité des produits et de la responsabilité des entreprises dans le secteur des soins de santé.










