La Chine a expédié 29 tonnes métriques d'oxyde d'yttrium aux États-Unis en juillet, le deuxième volume mensuel le plus important depuis que Pékin a imposé des contrôles aux exportations de terres rares en avril 2025. Cette augmentation s'inscrit dans une tendance générale à l'augmentation des expéditions de magnés dans les terres rares, avec 647 tonnes envoyées aux États-Unis le mois dernier, soit le deuxième volume mensuel le plus élevé depuis l'entrée en vigueur des restrictions.
La hausse des exportations d'yttrie intervient avant les discussions commerciales en préparation entre le président chinois, Xi Jinping, et ses homologues américains, Xi prévoyant de se rendre à la Maison Blanche en septembre. Les analystes constatent que ce timing pourrait refléter les efforts de Pékin visant à stabiliser les chaînes de production cruciales pour les industries américaines, en particulier les fabricants aéronautiques qui dépendent de l'yttrie pour les composants des moteurs et les revêtements à haute température.
Le secteur des terres rares de la Chine reste un axe central des chaînes d'approvisionnement mondiales, Beijing contrôlant la majorité de la production mondiale. Le pays a déjà utilisé des restrictions d'exportation comme outil diplomatique, notamment en novembre 2024, lorsqu'il a largement interrompu les expéditions d'yttrium, de terbium, de galium et de dysprosium au Japon dans un contexte de tensions diplomatiques. Ces restrictions ont fait suite aux commentaires du Premier ministre japonais Sanae Takaichi sur Taiwan.
Juillet a également marqué le neuvième mois consécutif sans exportations d'oxyde de dysprosium vers le Japon et le huitième mois sans envois d'oxyde de terbium, ce qui souligne l'impact durable des mesures commerciales chinoises sur les principales matières premières de l'industrie.









