Le Ständerat suisse a reporté un vote prévu sur des exigences plus strictes en matière de capital pour UBS, le reportant au mercredi matin, alors que les parlementaires cherchaient à discuter de plusieurs propositions avant de prendre une décision. Ce report intervient avant la proposition du gouvernement d'imposer des exigences supplémentaires en matière de capital de base d'environ 20 milliards de dollars à la banque, après l'effondrement de Credit Suisse en 2023 et son acquisition par UBS par la suite. Cette mesure vise à prévenir une nouvelle instabilité financière en renforçant la résilience d'UBS, notamment dans ses filiales étrangères, qui constituent un poste de dépenses important aux termes des nouvelles règles.
La proposition du Conseil fédéral impose que les filiales étrangères soient entièrement dotées d'un capital de base, une exigence opposée par la banque, car cela limiterait les fonds disponibles pour la croissance et les distributions aux actionnaires. En lieu et place, la Commission des affaires économiques du Ständerat a proposé un compromis : 50% de capital de base et 50% d'obligations convertibles AT1, qui sont moins coûteuses pour UBS. Le président de la Commission, Erich Ettlin, a souligné l'équilibre entre la sécurité publique et le maintien du secteur financier compétitif de la Suisse. Pendant ce temps, une troisième proposition, soutenue par le membre du groupe Mitte Peter Hegglin, appelait à un capital de base de 90%, en arguant qu'ils signifieraient plus de stabilité aux investisseurs.
UBS n'a pas commenté les délibérations du Ständerat. Le vote fait partie d'un processus parlementaire plus large ; le Nationalrat devrait aborder la question en décembre, et les deux Chambres doivent dans ce cas se mettre d'accord sur une proposition définitive. Même si le Parlement adopte une mesure moins stricte, le Parti Social-Démocrate a fait part de son intention de demander un référendum si la législation ne répond pas pleinement au mandat initial du gouvernement.
Ce délai souligne la complexité de la réforme de la structure du capital d'UBS, qui reste un point central pour les régulateurs cherchant à renforcer la stabilité financière depuis l'échec de Credit Suisse. La position de la banque sur les exigences d'AT1 et de capital dordents reflète les tensions plus générales entre les exigences réglementaires et la flexibilité opérationnelle au sein du centre financier suisse.













