Les rendements des Treasuries américains ont chuté mardi alors que les prix du pétrole ont baissé de plus de 3 % pour atteindre leur niveau le plus bas en une semaine, tandis qu'une proposition d'élargissement des retraites de dettes publiques a suscité une vive réaction de la part des investisseurs.
Les rendements des obligations d'État à maturité plus longue ont reculé suite à la baisse des prix du pétrole, qui a annulé les gains réalisés précédemment et a pesé sur les actifs sensibles à l'énergie. La baisse des prix du pétrole s'est produite dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes, même si les analystes notent que les marchés de l'énergie semblent moins réactifs à l'intensification de la rhétorique ces derniers mois.
Le secrétaire du Trésor, Scott Bessent, a présenté un plan visant à doubler les opérations de reprise de dettes publiques, dans le but de lutter contre les récentes augmentations des revenus à plus long terme, qu'il a qualifiées d'excédant les niveaux appropriés. Cette proposition a suscité un débat sur son impact potentiel sur la crédibilité des marchés et la gestion de la dette.
Will Compernolle, macrostratège chez FHN Financial, a indiqué qu'il n'y avait guère de preuve indiquant que les dettes à court terme américaines étaient sur-achetées, soulignant que les niveaux actuels de rendement étaient en parfaite adéquation avec les bases sous-jacentes. « On a très peu de preuves que les dettes à court terme américaines soient sur-achetées en ce moment, a déclaré Will Compernolle. Et je pense que puisque ces bases sont là pour que les rendements soient à ces niveaux actuels, je ne pense pas que le Trésor peut lutter contre cela. »
L'investisseur milliardaire Stanley Druckenmiller a critiqué l'expansion des rachats, affirmant qu'elle mettait à mal la crédibilité du marché du Trésor et constituait une occasion manquée de réforme importante de la dette. Ses propos ont renforcé les inquiétudes selon lesquelles le plan pourrait distordre les dynamiques du marché.
Les investisseurs suivraient également les évolutions géopolitiques, notamment l'affirmation de l'Iran selon laquelle elle résisterait aux sanctions étendues par les États-Unis et son anticipation selon laquelle les principaux partenaires commerciaux ne respecteraient pas ces dernières. Ces commentaires ont fait suite à une période de volatilité accrue sur les marchés de l'énergie, bien que les prix du pétrole se soient maintenus dans une fourchette relativement étroite, malgré une rhétorique de plus en plus marquée.
L'attention a persisté mercredi sur la publication des données relatives aux dépenses de consommation des ménages (PCE) pour juillet, qui offriraient des informations mises à jour sur les tendances d'inflation et pourraient influence les rendements du Trésor et l'humeur générale des marchés.












