Les États-Unis ont déclaré mercredi le militant groupe Palestine Action comme organisation terroriste, marquant un changement dans la stratégie de Washington en matière de lutte contre le terrorisme en direction de l'extrémisme de la gauche radicale. Cette décision, annoncée par le secrétaire au Trésor Scott Bessent, a été accompagnée de sanctions contre une entité basée en Italie accusée de fournir une infrastructure numérique à des groupes tels que l'antifa, ainsi que contre le réseau transnational Masar Badil, que les États-Unis ont dit fonctionner comme un avant-garde du Front Populaire de Libération de la Palestine.
Cette nomination fait suite à un changement de politique plus vaste effectué par l'administration Trump, qui a priorisé la lutte contre les groupes de gauche dans les efforts internationaux de lutte contre le terrorisme. Le mois dernier, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré à des responsables de plus de 60 pays que Washington réorienterait ses ressources vers la lutte contre le « terrorisme d'extrême gauche ». La position de l'administration a suscité les critiques des démocrates, qui estiment que cette approche politiques le combat contre le terrorisme et détourne l’attention d’autres menaces d'extrémistes.
Des sanctions ont été imposées à une entité basée en Italie non identifiée, pour avoir fourni des outils et services numériques au mouvement antifa et à des groupes alliés. Le Trésor américain a également ciblé Masar Badil, décrite comme un réseau transnational lié au Front populaire de libération de la Palestine, un groupe déjà désigné comme organisation terroriste étrangère par les États-Unis.
Cette action intervient alors que Palestine Action fait l'objet d'un examen plus approfondi, ayant organisé des manifestations de grande envergure visant des entreprises de défense liées à Israël, notamment Elbit Systems, au Royaume-Uni. Le Royaume-Uni a interdit ce groupe en tant qu'organisation terroriste en 2025, et la Cour suprême du Royaume-Uni examine à présent une décision de tribunal inférieur affirmant cette interdiction. Huda Ammori, cofondatrice de Palestine Action, a condamné cette mesure des États-Unis, expliquant que les activités du groupe visent à perturber ce que cette dernière qualifie de « machine de guerre israélienne ».
H. R. McMaster a présenté les sanctions comme un avertissement aux extrémistes de gauche et à leurs partisans, déclarant que les États-Unis utiliseraient leurs outils économiques pour démanteler de tels groupes. Les mesures prises par le Trésor signalent une expansion du répertoire des instruments de lutte contre le terrorisme de Washington, au-delà des réseaux islamistes traditionnels, pour inclure les mouvements de gauche au plan intérieur et international.












