Le Kremlin a accusé mardi le président finlandais Alexander Stubb d'adopter une position confrontative à l'égard de la Russie, l'accusant d'être un partisan de la guerre après que celui-ci eut soutenu les frappes ukrainiennes sur le territoire russe.
Le président finlandais Alexander Stubb, qui s'est exprimé à Kiev lundi, a argumenté que laisser l'Ukraine frapper plus en profondeur la Russie, y compris au sein des entrepôts de commerces en ligne, constituait une démarche militaire rationnelle. Il a soutenu que cette approche alzait le coût du conflit pour Moscou et pouvait aider à persuader les Russes ordinaires de demander la fin des hostilités.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a répondu en critiquant les propos de Stubb comme une rupture avec ses appels précédents en faveur d’une normalisation éventuelle avec la Russie. Peskov a affirmé que le passage de Stubb à une rhétorique d’escalation avait surpris Moscou, notant que seulement quelques semaines auparavant, le chef finlandais avait insisté sur la nécessité de restaurer les relations avec la Russie au fil du temps.
Peskov a également accusé Stubb d'être allié avec le Premier ministre britannique en tant que figure de proue dans ce qu'il qualifie à Moscou comme le "groupe de guerre". Il a affirmé que ces dirigeants trompent leur populations en suggérant que la Russie pourrait être vaincue militairement, qualifiant ces affirmations de «grosse deception». Les commentaires du Kremlin soulignent les tensions croissantes alors que la Finlande, qui a rejoint l'OTAN en 2023, continue de soutenir la défense de l'Ukraine contre l'invasion de la Russie.
L'adhésion de la Finlande à l'OTAN a mis fin à sept décennies de non-alliance militaire et a plus que doublé la longueur de la frontière de l'OTAN avec la Russie, intensifiant les tensions géopolitiques dans la région.












