Le trafic de navires marchands dans le détroit d'Ormuz a baissé à six mercredi, en baisse de neuf la veille et inférieur à la moyenne journalière de 11 sur 10 jours, alors que les tensions géopolitiques entre l'Iran et les puissances occidentales s'intensifient après l'expiration du cadre d'armistice conclu en juin.
Les futures Brent ont augmenté de 0,3 % à 91,30 dollars le baril mercredi, en réponse aux inquiétudes des marchés concernant des éventuelles perturbations sur une voie de transit pétrolière essentielle. Avant l'escalade du conflit au Moyen-Orient à la fin du mois de février, environ un cinquième des cargaisons mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié passaient par le détroit, soulignant son rôle crucial sur les marchés de l'énergie.
Le président américain Donald Trump a déclaré mardi que aucune négociation ni aucune réunion programmée n'étaient en cours avec Téhéran, tout en affirmant qu'un blocage naval des ports iraniens était toujours en vigueur. Il a ajouté que le détroit d'Ormuz restait ouvert et que toutes les mines marines placées dans ce passage avaient été enlevées ou détonnées. Le président du Parlement iranien et principal négociateur, Mohammad Bagher Ghalibaf, a répondu en affirmant que le détroit resterait fermé jusqu'à ce que Washington remplisse les conditions, notamment le levement du blocage naval, le déblocage des actifs, la levée des sanctions nucléaires et l'arrêt des opérations militaires.
Un responsable iranien majeur a déclaré à Reuters que les entités iraniennes étaient prêtes à accroître la tension dans le détroit d'Hormuz et dans la région plus large, avertissant qu'il pourrait y avoir des décisions difficiles à prendre. Ces commentaires ont suivi l'expiration du mémorandum d'accord de juin, un cadre de trêve temporaire en place depuis l'escalade initiale du conflit.
Les analystes géopolitiques notent que même des perturbations temporaires du trafic de l´armoire de Hormuz pourraient avoir des effets démesurés sur l´offre mondiale de pétrole, compte tenu du rôle de ce détroit en tant que point de blocage pour les exportations de brut du Moyen-Orient. Les traders suivent de près l´évolution de la situation, tandis que les canaux diplomatiques restent gelés et que la confrontation militaire perdure.










