Helvetia Baloise a présenté jeudi matin ses résultats semestriels en tant que groupe combiné, l'administration profitant de l'occasion pour préciser le rythme accéléré de son intégration et définir les étapes clés de la phase suivante.
Fabian Rupprecht, le CEO, a déclaré que la fusion faisait désormais passer la rapidité avant la finition. « Une intégration cohérente et rapide est mieux pour nos clients, nos employés et, en fin de compte, pour les investisseurs », a-t-il déclaré aux journalistes à Zurich. Le Bureau d'intégration transgroupe conférera progressivement ses responsabilités à l'organisation de la ligne régulière.
« Il reste encore beaucoup de travail à accomplir », reconnaît Rupprecht. Il a confié la réalisation des synergies - ce que l'entreprise appelle « la capture de valeur » - au CFO Matthias Henni, tandis que la surveillance du portefeuille de projets passe au département de la technologie.
La restructuration juridique a progressé plus rapidement que prévu. En Suisse, les entreprises d'exploitation dans les domaines de l'assurance vie et non vie ont été fusionnées à titre rétroactif à compter du 1er janvier 2026, suite à une consolidation antérieure des sociétés holding. Les entreprises de gestion d'actifs ont également été réunies. M. Rupprecht a salué la qualité de la collaboration avec l'Autorité suisse de surveillance des marchés financiers (Finma) comme étant «excellente».
L'harmonisation des contrats de travail à l'échelle de la Suisse et de l'Allemagne a été achevée, et les ventes commerciales conjointes ont été lancées en Allemagne, avec un déploiement prévu auprès des clients institutionnels en octobre. L'entité combinée exerce désormais à une échelle de deux fois plus grande en Suisse que la superficie de chacune des sociétés séparément, a indiqué Matthias Rupprecht.
Du point de vue financier, le groupe a défini des synergies annuelles d’environ 350 millions de francs suisses découlant de la fusion, ainsi que 300 millions de francs d’économies d’efforts et de ressources liées en partie à l’adoption de l’intelligence artificielle, ce qui porte le but d’économies totales à environ 650 millions de francs.
Cette intégration réoriente aussi la position de leader technologique de l'entreprise. Helvetia Baloise a créé le poste de responsable de la transformation par l'intelligence artificielle, en le regroupant avec celui du responsable technique en chef, une mesure que M. Rupprecht estime va « encore augmenter » le rythme d'adoption de l'intelligence artificielle.
La direction cite la tempête de grêle survenue en août comme exemple : un chatbot de service client a traité quatre fois le volume de messages normal pendant les périodes de pointe, en envoyant ou en répondant à trois à quatre messages par seconde par client.
M. Rupprecht a mentionné que chaque ancienne entreprise apportait des forces distinctes à l'entité fusionnée - Baloise a apporté la gestion de patrimoine par son activité bancaire, tandis que l'activité des marchés spécialisés de Helvetia domine ce segment.












