Genmab (GMAB) a présenté son pipeline de développement lors du 21e Congrès annuel sur les soins de santé de Wells Fargo, le 9 septembre 2026. Les actions de la biotech danoise étaient cotées à 33,04 USD, près du record de 52 semaines de 35,43 USD, et ont généré un rendement total de 23% au cours des six derniers mois. La société a une capitalisation boursière d'environ 20,1 milliards de dollars, un marge bénéficiaire brute de 93 % et a enregistré une croissance des revenus de 22 % d'année en année, recevant une note de 3,25 sur 5 pour sa santé financière de la part d'InvestingPro.
L'accent a été mis sur trois actifs à l'étape irréversible : l'epcoritamab (EPCO/EPKINLY), le petosemtamab (Pito) et l'anticorps ciblant le récepteur du folate, Rina-S. Concernant l'epcoritamab, les données de l'étude EPCORE DLBCL-4 ont montré une réduction de 60 % du risque de progression et de 56 % du risque de décès par rapport à R‑GemOx, avec un ratio de risque pour la survie sans progression de 0,40 à 0,44. À deux ans après le début du traitement, la survie sans progression dans le bras controle est de environ 65 %, et la survie globale se situe entre 70 % et 75 %.
Les résultats préliminaires de petosémtamab ont également été présentés. Dans une phase II de première ligne de tête et du cou, une première étude de démonstration de concept, la combinaison a atteint un taux global de réponse de 63 % contre 51 % pour le pembrolizumab isolé dans le cadre de KEYNOTE‑048, et une survie de 79 % au cours des 12 premiers mois contre 51 % pour le pembrolizumab. La cohorte positive au VPH a répondu chez 50 % des patients (4 des 8). Dans le cancer colorectal, les études de phase II ont relevé des taux de réponse de 80 % en première ligne et de 62 % en deuxième ligne, tandis que les résultats sur les organoïdes indiquent un effet de destruction de 100 fois plus prononcé sur les cellules tumorales que sur les cellules normales.
Le composé Rina‑S, destiné aux cancers gynécologiques à fort taux de récepteurs de la vitamine B9, a permis d'obtenir un taux de réponses de 83 % dans une petite cohorte de six patients présentant un niveau d'expression élevé et un taux de réponses de 50 % dans un groupe de dix patients présentant un niveau d'expression faible. Ce médicament est en cours de positionnement pour le traitement du cancer de l'ovaire résistant aux platines, une indication qui touche une population éligible aux États-Unis, estimée à environ 27 000 patients. Le potentiel maximal de ventes de Rina‑S est estimé à 2 milliards de couronnes danoises.
Genmab a indiqué que trois principaux résultats de phase III sont attendus dans les six à douze prochains mois, avec l’étude DLBCL-02 en première ligne et les données du projet Frontrunner pour les tumeurs du crâne et de la tête, qui seront disponibles au quatrième trimestre 2024. Les données de la phase III de l’étude Rina-S dans le cadre du cancer de l’ovaire résistant au platine sont également prévues pour le quatrième trimestre 2024. Une mise à jour de l’étiquetage, en mars, a éliminé la clause obligant les patients à être hospitalisés durant 25 heures après l’administration d'epcoritamab en traitements de troisième ligne.
Judith, chef du développement de l'entreprise, a souligné les avantages commerciaux de la combinaison d'epcoritamab avec le R‑CHOP dans le lymphome à grandes cellules B diffuse en première ligne, décrivant les résultats du programme DLBCL‑02 à venir comme une « grande opportunité commerciale ». Elle a également noté que les données de phase II avec pembrolizumab pourraient « transformer le paysage du traitement du cap et du cou ».













