Le dollar américain a commencé la semaine dans un modèle d'arrêt-gain, volatilisé par diverses forces concurrentes, telles que la politique commerciale, les dynamiques du marché obligataire et les développements géopolitiques.
Le dollar a bénéficié d'un soutien limité en provenance des opérations du Trésor américain, après que des informations ont suggéré que le Trésor pourrait utiliser son compte auprès de la Réserve fédérale pour financer des remboursements de dettes à échéance longue. Bien que les analystes des taux de change du site aient noté que cette démarche aurait un effet neutre sur le marché obligataire, l'annonce a contribué à un modeste redressement des rendements à plus longue échéance, ce qui a permis au dollar d'acquérir quelque stabilité. Pendant ce temps, l'escalade des tensions commerciales entre les États-Unis et le Canada a pesé sur les sentiments : le gouvernement américain a annoncé une taxe de 50 % sur les voitures et les pièces automobiles canadiennes, effective le 1er janvier, une timeline qui réduit le risque de perturbations immédiates mais laisse la porte ouverte à de nouvelles négociations. La récente remontée du dollar canadien par rapport au dollar américain pourrait s'étendre au-delà du niveau de 1,3900, selon l'analyse.
Les risques geopolitiques ont ajouté un autre facteur de pression. Les États-Unis ont élargi leur package de sanctions contre l'Iran et averti leurs partenaires commerciaux, dont la Chine, des sanctions économiques en cas de poursuite de leurs relations avec Téhéran. Les analystes de ce média ont prévenu que le réapparition d'une confrontation économique entre les États-Unis et la Chine pourrait peser sur le dollar, citant la corrélation inverse observée l'année dernière entre ces deux questions. Ce conflit entre les États-Unis et le Canada pourrait amplifier cette réaction négative, suggérait l'analyse.
En ce qui concerne les données économiques, les chiffres de confiance des consommateurs des États-Unis pour août seront publiés plus tard dans la séance, après des données faibles en juin et en juillet. L'équilibre des risques pour le dollar est toujours prépondérant, même si l'opinion de base est en faveur d'une nouvelle consolidation avant un événement clé plus tard dans la semaine.
L'euro a montré un certain manque de potentiel pour de nouvelles gains, avec une valeur juste inférieure à 1,1600 à court terme. Cette analyse se justifie par la marge de risque contenue liée à l'annonce du rachat des titres du Trésor, ce qui laisse présager une stabilisation de l'euro/dollar plutôt qu'une poussée au-dessus de 1,1700 à court terme. Les données du baromètre de la conjoncture d'août seront examinées de près, avec l'attente d'un indicateur solide, après l'amélioration de l'optimisme au sein de l'environnement des entreprises allemandes cet été.
Le dollar s'est replié dans l'intervalle de 0,8550 à 0,8560, un mouvement que l'analyse a lié à la réduction du surcoût positif de l'euro. Si le calme revient sur le marché des obligations, on s'attend à ce que GBP/USD revienne à suivre les différences de taux à court terme, ce qui pourrait engendrer un environnement à faible volatilité, le calendrier économique du Royaume-Uni restant fade au cours des deux prochaines semaines. L'analyse n'a pas privilégié la hausse de l'EUR/GBP, invoquant la fixation d'un surcout de 32 points de base au niveau de l'assouplissement monétaire de la Banque d'Angleterre d'ici la fin de l'année, ce qui est excessivement hawkish. Dans le scénario de base, aucun assouplissement n'est envisagé et on s'attend à ce que le GBP/USD passe autour de 0,8700 dans les prochains mois, alors que le rééchelonnement mitigé prendra le relais.
Le dollar australien fait face à un test important, avec les données sur l'inflation de juillet, qui seront publiées à 02h30 BST mardi. Le consensus attend que l'indice CPI principal ralentisse à 3,3% après 3,8%, tandis que la mesure moyenne revue devrait ralentir à 3,5%. L'analyse note que ce résultat alignerait avec ses prévisions concernant la non-raisonnabilité de nouveaux haussettes de la Banque centrale australienne cette année, bien qu'il soit peu probable qu'il entraine un discours plus accommodant de la part de la gouverneure Michele Bullock. Les marchés ont actuellement évalué à seulement 50% la probabilité d'une hausse d'ici la fin de l'année, ce qui laisse place à une petite surprise inflationniste qui permettra de réduire l'écart entre la mise au prix et le discours, et d'apporter un soutien à près terme pour l'AUD. L'analyse conserve un point de vue constructif sur la devise, avec un objectif de 0,72 à la fin du troisième trimestre déjà atteignable, et un scénario pour un mouvement supérieur aux sommets de mai de 0,7260-0,7270 d'ici la fin de l'année, soutenu par de solides fondamentaux et un carry intéressant.












