Un juge fédéral américain doit décider s'il doit rétablir le nom de Donald J. Trump sur la façade du Kennedy Center, dans le cadre d'un différend juridique sur les droits de nom de ce mémorial. Le juge des districts de Washington, Christopher Cooper, a programmé une audience jeudi à 14 h HE pour examiner les arguments de l'affaire.
La controverse découle d'une décision prise en décembre par le conseil de direction du Kennedy Center d’ajouter le nom de Trump à l’extérieur de l’édifice, sous la forme de l’inscription : « The Donald J. Trump and John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts ». En mai, le juge Cooper s’est aligné sur la représentante démocrate Joyce Beatty, qui avait intenté une action en justice affirmant que le Congrès avait adopté le nom du centre et que seul le Congrès avait le pouvoir de le modifier. Le juge a donné instruction d’éliminer cette inscription, et le Kennedy Center s’est exécuté en juin en couvrant l’inscription par un énorme filet en plastique.
Le conseil d’administration, composé en partie de personnes désignées par Trump, a répondu le 13 août en proposant une nouvelle signalétique : « The John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts Restored and Renovated by President Donald J. Trump ». Le plan incluía également le changement du nom du terrain en « President Donald J. Trump Plaza ». Beatty a contesté cette mesure comme une violation de l’ordonnance précédente de Cooper, arguant qu’elle reintroduisait en réalité le nom de Trump en violation de la décision.
Dans leurs recours légaux, les autorités soulignent que le nouveau nom ne contrevient pas à l’interdiction présentée dans la décision, car le nom officiel du bâtiment reste inchangé. Les documents mettent en exergue le rôle de M. Trump dans l’obtention de 1,2 milliard de dollars de financement fédéral pour un projet de rénovation d’une durée de deux ans, ce qui, selon elles, a empêché le Centre Kennedy de se dégrader en structure dangereuse. Ils avertissent que, sans intervention, le Centre Kennedy pourrait connaître une défaillance structurelle nécessitant sa démolition.
Une cour d’appel fédérale a déjà refusé une demande d’entrevue de la part de l’administration pour restaurer le nom de Trump pendant que l’appel était en cours. Le résultat de l’audience de jeudi pourrait déterminer si la nouvelle signalisation se développe ou si le tarp reste en place en attendant d’autres procédures judiciaires.













