Les futures des indices boursiers américains ont témoigné de gains modérés vendredi matin, alors que les investisseurs attendaient les données du PMI d'août, tandis que les cours du pétrole se décalaient après que Washington ait indiqué la mise en place de nouvelles pressions économiques visant l'Iran. Ces événements soulignent un départ prudent de la session, avec des marchés tenant compte des données améliorées à l'intérieur du pays, tout en tenant compte des risques géopolitiques.
Les futures sur l'indice Dow Jones Industrial Average progressaient de 0,1 %, les futures sur l'indice S&P 500 augmentaient de 0,2 % et les futures sur l'indice Nasdaq 100 progresseaient de 0,4 %, à 03 h 11 HE. Plus tôt dans la semaine, les principaux indices boursiers américains ont affiché une baisse, l'indice S&P 500 clôturant jeudi à 7,675,27, en baisse de 0,43 %, ou 33,08 points.
L'attention se porte sur les prochains indices PMI américains. Selon S&P Global, le PMI des services pour août devrait reculer à 53,9, après le niveau expansionniste atteint en juillet, dans le même temps que le PMI de la fabrication devrait progresser légèrement jusqu'à 54,0. Un niveau supérieur à 50 indique une expansion. Deutsche Bank note que l'indice composite PMI de juillet a atteint son niveau le plus élevé depuis le début de l'année, suggérant une croissance soutenue mais modérée.
Les marchés des hydrocarbures ont réagi aux titres géopolitiques, avec les futures du brut Brent en baisse de 0,4 % à 93,41 dollars le baril et celles du West Texas Intermediate en recul de 0,6 % à 86,36 dollars. Les contrats avaient auparavant avancé de plus de 5 % durant la semaine, regagnant les niveaux record d'un mois dans un contexte d'inquiétudes sur de possibles perturbations de l'offre liées aux sanctions américaines contre l'Iran. Les dernières avertissements de Washington sont venus après des promesses du secrétaire au Trésor américain Scott Bessent d'annoncer de nouvelles mesures lors d'une conférence de presse lundi, qualifiant ce type d'approche de « deux coups » combinant l'isolement économique et les sanctions.
Les actions de la distribution ont su mieux évoluer après que Ross Stores ait divulgué un bénéfice ajusté trimestriel de 2,06 dollar par action, ce qui dépasse les attentes de LSEG Reuters, qui prévoyaient 1,94 dollar par action. La société a également augmenté sa prévision du revenu par action pour l'année entière, passant de 7,50 à 7,74 dollar à un intervalle de 8,61 à 8,77 dollar. Les actions ont bondi de plus de 8 % en prolongation de séance. Les résultats de Ross Stores se sont opposés aux tendances plus générales du secteur de la distribution, alors que des concurrents tels que Burlington, TJX et Shein font face à des pressions concurrentielles de la part des géants du commerce électronique, notamment Amazon et Walmart.
Les experts de Vital Knowledge ont prévenu que la rhétorique du Trésor pourrait se retourner contre lui, en qualifiant les déclarations de potentiellement "contraproduisives" en exacerbant le sentiment de panique et d'impuissance dans le contexte des forces plus larges du marché, notamment de la volatilité des marchés de l'énergie et des déficits budgétaires.












