Le directeur de la Central Intelligence Agency des États-Unis, John Ratcliffe, s'est rendu mardi à Moscou pour des entretiens avec des responsables russes, selon des informations dont CBS News et Axios citent des sources anonymes.
Cela marque la première visite connue à la capitale russe d'un chef des services de renseignement américains depuis novembre 2021, date à laquelle le prédécesseur de Ratcliffe, William Burns, s'est entretenu avec le président russe Vladimir Poutine. Cette réunion a eu lieu environ trois mois avant que la Russie ne lance son invasion de l'Ukraine.
La CIA a refusé de commenter l’itinéraire de Ratcliffe ou le détail des discussions. Les autorités russes, dont le Kremlin, n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de confirmation. Les États-Unis n’ont pas d’ambassadeur en Russie depuis que les relations diplomatiques se sont détériorées à la suite du conflit en Ukraine.
Ce voyage fait suite à l'avertissement lancé par les États-Unis lundi, qui a demandé aux pays de couper leurs liens commerciaux avec l'Iran ou d'être soumis à des sanctions secondaires à cause du conflit initié par l'ancien président Donald Trump en février. Cet avertissement renforce la pression exercée sur Téhéran, au moment où des informations apparaissent sur un intensification de la coopération militaire et technologique entre la Russie et l'Iran.
En avril, Reuters a signalé que le renseignement ukrainien avait évalué que la Russie avait fourni des images satellitaires à l'Iran pour l'aider à mener des attaques contre des installations américaines au Moyen-Orient. Moscou a démenti cette accusation, affirmant rester disposé à faciliter le dialogue entre Washington et Téhéran afin de réduire les tensions. Plus tôt, en mars, le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy a affirmé que la Russie avait fourni à l'Iran une version de ses drones conçus par l'Iran.













