Le trafic des navires dans le détroit d'Hormuz s'est réduit à cinq navires dans les deux directions mardi, selon les données de suivi des navires de Kpler, ce qui correspond à une baisse par rapport à la moyenne de 10 jours de 15 traversées. Ce ralentissement fait suite à une réduction progressive des traversées depuis le 22 août, lorsque le trafic quotidien a atteint son maximum de 20 navires entrants et 14 navires sortants, dont trois traversées en mode sombre.
Les données les plus récentes ont montré que deux pétroliers GPL et un transporteur de bitume sortaient du détroit, tandis que deux pétroliers vide entraient dans le golfe Persique depuis le golfe d'Oman. L'information maritime de Windward indiquait que, à partir de lundi, le trafic entrant s'était réduit à quatre navires, sans navire à destination et trois passages en mode sombre enregistrés.
La chute des transits coïncide avec les discussions en cours entre l'Iran et Oman concernant la mise en place d'un couloir de navigation temporaire à travers le détroit. Une déclaration conjointe des deux pays souligne leur engagement à reprendre la navigation en toute sécurité, tout en respectant la souveraineté et les droits souverains. Le cadre proposé comprend un couloir de navigation mutualisé et un accord distinct pour éliminer les mines du détroit.
Malgré les démarches diplomatiques, l'Iran a réaffirmé sa position selon laquelle le détroit d'Hormuz restera fermé si les États-Unis ne mettent pas fin à leurs opérations militaires dans la région. Cet avertissement, diffusé mercredi en début de journée, met en lumière les risques géopolitiques persistants qui continuent de peser sur l'activité maritime sur l'une des voies de transit pétrolière les plus critiques du monde.
La Chine représente environ 65 % des exportations de pétrole qui transite par le détroit d'Ormuz, selon les données de Windward, ce qui sous-ligne l'importance stratégique de ce couloir pour la sécurité énergétique de Pékin.













