Les prix du pétrole se sont légèrement affaissés jeudi, mais ont conservé leur tendance à la hausse pour une deuxième semaine consécutive, tandis que les craintes liées à l'approvisionnement restaient présentes en raison des risques géopolitiques dans le détroit d'Hormuz. Les futures du Brent, indice mondial du pétrole, ont chuté de 0,2 % à 93,57 dollars le baril vers 04H11 heure de New York, tandis que les futures du WTI, grade américain, ont reculé de 0,4 % à 86,50 dollars.
Le contrat Brent était toujours sur le point de gagner plus de 5 % pour la semaine, faisant prolonger une hausse de deux semaines à environ 12 %, alors que le marché évaluait l'impact des menaces de sanctions américaines contre l'Iran et le statut incomplet d'un accord de cessez-le-feu provisoire en juin. Les États-Unis ont réitéré leurs plans de mettre en place les sanctions les plus sévères de l'histoire contre l'Iran, dans le but de faire pression sur Téhéran pour qu'il accepte un nouvel accord, même si ces mesures ont jusqu'à présent eu un impact limité sur le marché.
L'Iran a signalé qu'il maintiendrait les restrictions sur le détroit d'Ormuz, un passage obligé crucial pour le transit pétrolier, jusqu'à ce que les États-Unis remplissent les conditions de l'accord expiré en juin. Les données sur le trafic maritime indiquent que le trafic commercial dans le détroit reste à un niveau infime comparé à celui des années précédant la crise, malgré les affirmations contraires des États-Unis. La grande acheteuse chinoise a largement ignoré la menace de sanctions américaines, ce qui réduit le risque immédiat de perturbations de l'approvisionnement.
Les analystes de Deutsche Bank notent que les craintes relatives à un choc d’approvisionnement en énergie continuent d’influencer l’humeur des marchés. La dernière évolution des prix reflète une tendance plus large à l’augmentation des primes de risque sur les marchés du pétrole, malgré des perturbations immédiates de l’approvisionnement qui ne se sont pas produites.












