Monte dei Paschi di Siena (MPS) prépare des appels d'offres pour l'acquisition intégrale de Banco BPM et de Banca Generali, dans le cadre d'une stratégie défensive contre l'offre d'achat non sollicitée de 36 milliards d'euros de la part d'Intesa Sanpaolo pour le prêteur basé à Sienne.
Les transactions proposées, évaluées à environ 25 milliards d'euros pour Banco BPM et à près de 8 milliards d'euros pour Banca Generali, créeront un groupe financier élargi dont la capitalisation boursière combinée s'éleve à environ 70 milliards d'euros. Le conseil d'administration du MPS, dont fait partie Luigi Lovaglio, le directeur général, a approuvé le plan, qui comprend également un dividende en espèces anticipé, afin de s'assurer du soutien des actionnaires actuels.
L'offre d'Intesa, lancée en juin, vise à acquérir MPS et à démanteler l'institution historique dans le cadre de son plan de restructuration. Ce plan prévoit de transférer une infrastructure clé et environ la moitié des 1 260 agences de MPS à la compagnie d'assurance Unipol, tout en absorvant la participation majoritaire de MPS dans Mediobanca. Le gouvernement italien, qui détient une participation minoritaire dans MPS suite à son sauvetage de l'État en 2017, a indiqué qu'il soutenait la création d'un troisième pilier bancaire national pour contrebalancer Intesa et UniCredit.
Cette offre double fait suite à l'échec des discussions informelles sur une fusion entre MPS et Banco BPM, le mois dernier, après que le principal investisseur, Crédit Agricole, ait retiré son appui. La proposition actuelle ne nécessite pas d'avis préalable de Crédit Agricole ou de Generali, qui détient une participation majoritaire dans Banca Generali. En vertu des règles relatives aux transactions avec des parties liées, la cession de la part de Generali à MPS pour obtenir du capital de cette banque nécessiterait un contrôle rigoureux de la part de directeurs indépendants.
La stratégie de MPS fait face à des problèmes d'exécution, notamment la fragmentation au sein de son conseil d'administration et de sa base d'actionnaires. La défense du prêteur s'aligne avec l'ambition à long terme de Rome de renforcer le secteur bancaire italien en favorisant la compétitivité au-delà du duopole dominant Intesa-UniCredit.












