La leader de l’extrême droite française Marine Le Pen s’est adressée jeudi aux responsables d’entreprises, les encourageant à ne pas avoir peur des propositions de politiques de son parti en vue de l’élection présidentielle de l’année prochaine. S’adressant à la réunion annuelle du MEDEF à Paris, Mme Le Pen a déclaré qu’il n’y avait «rien à craindre de nous», soulignant que les entrepreneurs qui avaient examiné le programme de son parti, le Rassemblement national, «ne devaient pas être alarmés».
Ses déclarations ont eu lieu alors que le sondage OpinionWay réalisé pour le MEDEF montre que 82 % des chefs d'entreprise restent pessimistes quant aux conséquences économiques des politiques du prochain président, quel que soit le vainqueur. Ce sondage souligne l'anxiété des investisseurs alors que la France se prépare à une bataille controversée autour du budget et à l'élection présidentielle du printemps 2027, où les sondages conduisent à prédire que Mme Le Pen devance ses concurrents à l'issue du premier tour.
Les commentaires de Le Pen interviennent à la suite d'une période de volatilité boursière, marquée par la chute à des niveaux sans précédents depuis un mois des principaux titres français, ce cours de la semaine dans un contexte d'inquiétudes concernant les risques politiques et les objectifs de réduction du déficit du gouvernement. La minorité du Premier ministre Sébastien Lecornu a jusqu'au 6 octobre pour présenter son projet de loi de finances 2027, le mais le gouvernement devrait finaliser ses objectifs en matière de déficit ces prochaines semaines.
Les rivaux potentiels de la première ronde comprennent le leader de l'extrême gauche Jean-Luc Mélenchon, l'ancien Premier ministre d'extrême droite Édouard Philippe, le centriste Gabriel Attal et le candidat de gauche Raphaël Glucksmann. Les sondages d'opinion placent constamment Le Pen en première position pour le premier tour, avec une position clé projetée pour le deuxième tour prévu en mai 2027.
Le contexte politique exerce une pression supplémentaire sur la programmation fiscale de la France, alors que les investisseurs surveillent si Paris sera capable de stabiliser les finances publiques dans un contexte d'incertitude croissante avant le scrutin.












