KeyBanc Capital Markets a initié une couverture de JBT Marel Corp. mardi avec une note surpondérée et un objectif de prix de 150 $, reflétant sa confiance dans l’intégration à long terme de l’entreprise et la reprise de ses marges, malgré les difficultés à court terme en matière d’exécution.
La société de courtage a fixé un objectif de cours de 150 $ pour les actions JBT Marel, qui étaient listées à 115,08 $ au moment de la publication de ce rapport. Cette valorisation implique une prime par rapport au niveau actuel de l'entreprise, même si son action a baissé de 26 % au cours des six derniers mois. L'objectif de KeyBanc repose sur une estimation de 9,9 fois la valeur entreprise EVA/EBITDA en 2027, ce qui souligne les attentes quant à l'accroissement des marges et aux améliorations opérationnelles.
JBT Marel a annoncé un bénéfice par action ajusté de 1,95 $ pour le deuxième trimestre, ce qui est inférieur à l'estimation de Wall Street de 2,02 $. Les revenus ont atteint 981 millions de dollars, contre une prévision de 988,43 millions. Malgré ce déficit, la société a enregistré des commandes supérieures à 1 milliard de dollars pour le troisième trimestre consécutif, un jalon mis en évidence par KeyBanc comme preuve de la demande soutenue.
L'analyste Jeffrey Hammond a décrit JBT Marel comme une « histoire de l'auto-assistance », soulignant l'intégration des plateformes JBT et Marel comme le principal moteur de la création de valeur. KeyBanc a noté que le marché semble sous-évaluer les risques d'exécution liés à la complexité de la fusion et aux erreurs opérationnelles passées, mais s'attend à ce que les marges reprennent leur essor au fur et à mesure que les étapes cruciales seront atteintes et les synergies capitalisées.
Le cycle de l'équipementement pour la volaille reste en phase d'expansionendue, selon KeyBanc, ce qui suggère une demande persistante pour les équipements et une activité de projet durable jusqu'en 2027. La grande base installée de l'entreprise, son carnet de commandes solide et ses revenus récurrents sur le marché après-vente lui confèrent de la visibilité et atténuent la cyclité, ont indiqué les analystes. La direction a maintenu ses perspectives pour l'ensemble de l'année, malgré les perturbations opérationnelles ayant contribué au déficit du deuxième trimestre.












