Le déficit commercial du Japon s'est réduit à 634,58 milliards de yen (4,01 milliards de dollars) en juillet, a indiqué jeudi le ministère des Finances, ce qui est inférieur aux attentes d'un déficit de 680 milliards de yen. Le déficit a quelque peu augmenté par rapport aux 409,9 milliards de yen révisés en juin, reflétant un déséquilibre persistant entre les coûts d'importation et la croissance des exportations.
Les exportations ont progressé de 23,2 % sur un an, surpassant les prévisions de 19,9 % et s'accélérant depuis la hausse de 19,3 % enregistrée en juin. Les livraisons de produits chimiques de spécialité, de biens de consommation et industriels, d'électronique et d'automobiles ont alimenté la croissance, révélant une demande mondiale robuste pour la fabrication japonaise.
Les importations ont augmenté de 27,8% par rapport à l'année précédente, ce qui a dépassé les 26,5% estimés et la hausse de 25,4% enregistrée au mois de juin. Cette progression a été dirigée par une hausse de 53,5% des importations de combustibles minéraux, notamment une hausse de 87,8% des achats de pétrole. Les analystes ont attribué cette hausse aux prix de l'énergie en hausse en raison des tensions géopolitiques, notamment le conflit entre les États-Unis et l'Iran, ainsi qu'à la demande de matières premières liées aux infrastructures de centres de données et d'intelligence artificielle, telles que les semi-conducteurs et les câbles.
Les données commerciales soulignent la difficulté persistante que rencontre le Japon à faire face aux montants élevés de ses importations, en particulier d'énergie, tout en bénéficiant d'une demande extérieure plus forte pour ses exportations industrielles et technologiques. Les données de juillet font suite à une période de fluctuations sur les marchés mondiaux des matières premières, avec les coûts de l'énergie qui restent un facteur clé de dynamisme du commerce du pays.












