Les prix du gaz naturel en Europe ont bondi lundi à leur niveau le plus élevé depuis mi-mars, après que des frappes militaires américaines sur des sites iranien de missiles dans le détroit d'Hormuz aient accru les risques de perturbations de l'approvisionnement régional.
Le contrat de gaz naturel à un mois en Hollande a augmenté de 3,15 euros, soit 4,7 %, pour s'établir à 70,10 euros le mégawattheure, dépassant le seuil des 70 euros pour la première fois en plus de cinq mois. Cette hausse a repris le dessus après un léger repli remarqué à la mi-août sur les marchés européens du gaz.
La négociation sur les marchés britanniques du gaz en gros a demeuré fermée lundi en raison d'un jour férié, ce qui a limité la découverte des prix à l'échelle régionale. La hausse a suivi des affrontements militaires directs entre les forces américaines et iraniennes au cours du week-end, lorsque les forces américaines ont mené des frappes contre deux lanceurs de missiles iraniens sur l'île de Larak dans le détroit d'Ormous. L'Iran a riposté en lançant des frappes de missiles sur des positions militaires américaines en Jordanie.
Le détroit d'Hormuz représente environ un cinquième des flux mondiaux de gaz naturel liquéfié, avec le Qatar en tant qu'exportateur dominant de la région. Toute perturbation des voies maritimes dans la zone risque de réduire l'offre de GNL pour l'Europe, où les stocks restent sensibles suite à la crise énergétique de l'hiver dernier.
Les contrats à terme du pétrole Brent montent au-dessus des 90 $ le baril, accentuant la pression à la hausse sur les repères énergétiques européens. La Banque centrale européenne devrait tenir sa prochaine réunion sur la politique monétaire le 10 septembre, et les marchés évaluent une hausse des taux d'intérêt de 25 bases points, compte tenu des préoccupations persistantes quant à l'inflation.













