Les marchés d'actions américains pourraient prolonger les gains jusqu'à la fin de l'année, mais l'ensemble de la perspective à long terme reste défavorable, selon une note d'BCA Research. Le chef économiste Peter Berezin a cité les marges de profit record et les anticipations de croissance des bénéfices élevées comme des facteurs insoutenables qui alimentent actuellement les valorisations.
M. Berezin a souligné que les analystes de Wall Street projettent une croissance record des gains soutenue par des marges de profit record, une combinaison qu'il a décrite comme peu susceptible de persister. Il a ajouté que, bien que les actions pourraient continuer de monter à court terme, les défis structurels l'emportent sur les possibilités de hausse dans la perspective d'un horizon de 12 mois. La compagnie a noté que les risques associés aux actions sont creux, mais elle n'a pas recommandé de changement stratégique vers une position de marché en baisse.
Cette évaluation intervient alors que les préoccupations visent la croissance de la productivité aux États-Unis, qui est restée proche de sa moyenne sur 10 ans au deuxième trimestre. M. Berezin a indiqué qu'une accélération durable de la productivité serait nécessaire pour justifier l'optimisme actuel du marché, mais les dernières données ne fournissent que peu de preuves de cette tendance. Il a également fait référence à la nature capital-intensive de l'infrastructure de l'intelligence artificielle, estimant que les entreprises qui se concentrent sur l'AI pourraient devoir générer 10 milliards de dollars de revenus annuels pour justifier les investissements effectués dans les centres de données, un chiffre qui correspond approximativement aux dépenses mondiales en matière d'alimentation ou de soins de santé.
L'incertitude en matière de politique à la Réserve fédérale complique davantage les perspectives, selon BCA Research. L'entreprise a noté que la réticence de Kevin Warsh à clarifier la fonction de réaction de la Fed a accru l'incertitude, ce qui a poussé les rendements obligataires à la hausse. Avec l'affaiblissement des conditions du marché du travail, la probabilité d'une forte chute des rendements semble limitée, ajoute le bulletin.
M. Berezin a également signalé la récente baisse des prix du pétrole, attribuant une partie de cette évolution à l'élargissement des marges de raffinage. Il a qualifié ce mouvement de « pas un signe particulièrement encourageant pour l'économie mondiale », suggérant qu'il reflète une demande sous-jacente plus faible plutôt qu'un ajustement de la part de l'offre.













