Baytex Energy Corp. a présenté mardi à l'EnerCom Denver - The Energy Investment Conference une stratégie d'allocation du capital axée sur le cash, détaillant ses projets d'extension de ses opérations de production de pétrole léger à Duvernay, tout en maintenant les rendements pour les actionnaires.
Le producteur basé à Calgary, dont la capitalisation boursière s'élève à environ 4,4 milliards de dollars canadiens, a annoncé une position nette en espèces de 600 millions de dollars canadiens à la fin du deuxième trimestre de 2026, contre 800 millions de dollars canadiens à fin 2025. Le montant de l’action de la société a augmenté de 130 % au cours de l’année passée, et se négocie actuellement à 4,61 dollars canadiens avec un volume d’échanges quotidien d’environ 150 millions de dollars sur les bourses TSX et NYSE, soit l’équivalent de 3 % à 4 % de son flottant.
Chad Lundberg, PDG de Baytex, a souligné la flexibilité financière de l'entreprise suite à la vente, en décembre 2025, de ses actifs d'Eagle Ford, qui a généré un produit net de 867 millions de dollars canadiens. Parmi ces fonds, 369 millions de dollars canadiens ont été utilisés aux fins de rachats d'actions dans le cadre de l'offre d'acquisition normale de l'émetteur, ce qui représente environ 9 % des actions en circulation. Le rythme quotidien de rachats s'est situé à environ 2,5 millions de dollars canadiens, avec environ 75 % des fonds provenant d'Eagle Ford alloués aux rachats et le reste réservé à des initiatives de durabilité et à des acquisitions par afflux.
Les dépenses de capital pour 2026 sont prévues à 625 millions de dollars canadiens, un montant en hausse par rapport aux 585 millions de dollars canadiens initialement prévu à l'époque et aux objectifs de croissance de la production de 7 % à 8 % pour l'année 2026, représentant une production totale de 71 000 barils d'équivalent pétrole par jour, avec un taux d'huile de 89 %. Baytex maintient un cadre positif en termes de flux de trésorerie exempt d'emprunts à un prix d'alors de 70 dollars canadiens, avec un montant de capitaux de fonctionnement de 435 millions de dollars canadiens et de capitaux de croissance de 90 millions de dollars canadiens.
Le palier de pétrole léger de Duvernay, en Alberta, reste un objectif clé, avec une production actuelle de 8 000 à 10 000 BOE par jour et un objectif à l’horizon 2030 de 25 000 BOE par jour. La société a délimité 210 emplacements de forage ayant une haute probabilité de succès, alors que seulement environ 70 puits seraient nécessaires pour atteindre son objectif de 2030. Les coûts des puits sont descendus de 1150 $ le pied en 2024 à un budget de 1000 $ le pied en 2026, avec un objectif de 900 $ ou plus en 2027. La performance opérationnelle s’est améliorée, les puits du nord de Duvernay ayant produit plus de 1900 BOE par jour en 2025 et les puits de l’acreage du sud dépassant 1600 BOE par jour au 1er trimestre 2026, tous deux à environ 90 % de produits liquides.
Les initiatives d'orientation future de la société comprennent le projet thermal Gemini, un développement à petite échelle du SAGD dont l'approbation réglementaire a été obtenue pour une première phase de 5 000 barils par jour. Une décision définitive d'investissement est prévue pour le deuxième semestre de 2027. Baytex mène également des essais pilotes d'injection d'eau dans la zone de Peavine et explore le gisement constitué de mounds carbonatés de Pekisko, pour lequel 109 sections terrestres ont été photographiées avec des techniques de sismique 3D et où les premiers puits devraient être forés au cours du premier trimestre de 2027.
L'entreprise maintient un dividende trimestriel de 0,09 $ par action, ce qui équivaut à environ 60 millions de dollars canadiens par an, et les analystes prévoient un bénéfice de 0,22 $ par action en 2026. L'objectif de rendement total des actionnaires de Baytex reste de 15 %.









