Les futurs de blé sur Euronext ont avancé mardi, alors que les traders évaluaient les risques d'approvisionnement liés à la région de la mer Noire, où des semaines d'attentes sur les ports par la Russie et l'Ukraine ont restreint les expéditions.
Le contrat du blé le plus actif pour décembre sur Euronext s'est clôturé en hausse de 0,6 % à 235,75 € la tonne, soit 272,95 $, tandis que le contrat de septembre s'est laissé baisser de 0,9 % à 223,25 € la tonne à l'issue de l'expiration des options connexes.
Ces gains ont été obtenus malgré une demande faible de la part des importateurs et des prix restés sous un pic de deux semaines atteint vendredi dernier. Les marchands ont signalé de faibles traces d'acheteurs passant à des sources alternatives, comme le blé de l'Europe de l'Ouest, pour remplacer les fournitures perdues en provenance de la Russie et de l'Ukraine.
Le marché a continué de se concentrer, mardi, sur des informations non confirmées concernant des frappes contre plusieurs navires de transport de céréales près des ports russes, ce qui a augmenté les craintes relatives aux perturbations des exportations. La région de la Mer Noire est un important fournisseur de blé sur les marchés internationaux, et les hostilités en cours ont à plusieurs reprises menacé de réduire la quantité disponible.
Dans l'Union européenne, les exportations de blé tendre pour la saison 2026/27, qui a débuté le 1er juillet, se sont élevées à 1,48 million de tonnes, en baisse de 49 % par rapport à la même période un an auparavant. Ce recul illustre l'effet de la réduction des exportations de la Mer noire sur les flux commerciaux dans le bloc.










