L'intelligence artificielle (IA) entraîne une révolution dans les marchés financiers et la surveillance, comme l'a souligné le Point Zero Forum. L'impact de l'IA sur la finance est significatif, notamment en raison de sa rapidité, de ses capacités de traitement des données et de la confiance qu'elle suscite. Trois domaines clés sont particulièrement notables : la vitesse, la structure des marchés et la gouvernance.
L'IA réduit le temps nécessaire aux opérations sur le marché, tels que la découverte des prix et les décisions de crédit, de plusieurs minutes à quelques millisecondes, et de plusieurs jours à quelques secondes. Cependant, cette efficience restreint également la fenêtre de détection des erreurs avant leur propagation.
La concentration d'un nombre restreint de fournisseurs de modèles d'IA avancés et de puissance de calcul pose un risque pour la stabilité systémique. Si l'industrie dépend largement de ces modèles pour la notation des risques ou la détection de la fraude, une simple panne ou un modèle défaillant pourrait avoir des conséquences de grande ampleur.
La gouvernance exige une responsabilisation et une explicabilité dans la prise de decisiones en matière d'IA. Les institutions doivent s'assurer que les systèmes d'IA sont transparents et que les décisions peuvent être tracées jusqu'à la surveillance humaine.
La Suisse, et notamment Zürich, s'est imposée comme un pôle mondial pour l'intelligence artificielle, la science des données et la robotique. Les universités et les talents du pays attirent des leaders mondiaux de l'industrie, et la Suisse accueillera le World AI Summit en 2027. La FINMA, en tant que superviseur intégré, a mené des études sur l'intelligence artificielle dans le secteur financier suisse, révélant un secteur très dynamique dont l'adoption croissante de l'intelligence artificielle s'étend sur toute la chaîne de valeur.
L'industrialisation de la fraude, rendue possible par l'IA, présente de nouveaux risques. Selon l'évaluation mondiale de la menace de la fraude financière réalisée par Interpol en 2026, la fraude renforcée par l'IA est quatre fois et demi plus rentable que les méthodes traditionnelles. Le recours à la technologie pour moderniser la surveillance financière est essentiel pour comprendre et limiter ces menaces.
L'Organisation internationale des commissions des valeurs mobilières (OICVM) a lancé une initiative stratégique dans le cadre de SupTech, dont la FINMA assume la présidence. Une récente étude de l'OICVM met en lumière les vastes cas d'utilisation de SupTech, allant de l'analyse automatisée de documents aux enquêtes sur les abus de marché et aux contrôles des cryptomonnaies. Ces cas d'utilisation visent à améliorer l’efficacité et l’efficacité de la surveillance.
L'efficacité dans SupTech implique un traitement plus rapide et à moindre coût de tâches, comme les examens de bureau assistés par l'IA pour les inspections sur site. L'efficacité, en revanche, implique des connaissances plus approfondies et une augmentation cognitive, comme des outils powered par l'IA pour détecter les transactions boursières insider et surveiller les expositions sur la crypto-monnaie.
Les actifs numériques, notamment les crypto-monnaies et les stablecoins, sont un sujet de plus en plus important pour les autorités de contrôle. Le monde des tokens, y compris la tokenisation des titres et d'autres actifs concrets, nécessite des efforts coordonnés de la part des régulateurs mondiaux afin de faire face aux défis et aux opportunités qui s'y rattachent.












