Agfa-Gevaert a enregistré une baisse de 0,7 % d'une année sur l'autre de ses ventes au deuxième trimestre 2026, à 275 millions d'euros, exclus des effets de change, alors que la société belge spécialisée dans les solutions d'imagerie et d'informatique a enregistré des résultats hétérogènes dans ses différents segments. L'EBITDA ajusté s'est accru de 3,7 % pour atteindre 14 millions d'euros, ce qui correspond à unmargin de 5,0 %, contre 4,7 % à la même période de l'exercice précédent.
Le flux de trésorerie libre a continué d'être négatif, à 10 millions d'euros pour le trimestre et à 52 millions d'euros pour le premier semestre de 2026, bien que le flux de trésorerie libre ajusté avant les dépenses de transformation ait été positif, à 15 millions d'euros. Cette situation a été favorisée par des sorties de cotisations de retraite représentant 8 millions d'euros et par des dépenses de restructuration de 17 millions d'euros dans le cadre du programme « Moonshot » de réduction des coûts, qui a conduit à des économies annuelles recurrentes de 61 millions d'euros. La situation du fonds de roulement est passée à 316 millions d'euros contre 285 millions d'euros à la fin de l'année 2025, partiellement compensée par un programme de factoring de créances commerciales de 20 millions d'euros.
Les commandes de HealthCare IT ont augmenté de 27,5 % sur un an, atteignant 192 millions d'euros sur une base glissante de 12 mois, les commandes liées au cloud ayant plus que triplées, représentant 51 % des recettes de ce trimestre. Les revenus récurrents représentent désormais 66 % du total du segment, en hausse de quatre points de pourcentage hors effet de change. Les revenus ont cependant diminué de 9,5 % à 54 millions d'euros, tandis que l'EBITDA ajusté a baissé de 40,5 % à 5,3 millions d'euros. Le PDG Pascal Juéry a décrit le dynamisme commercial comme « jamais vu auparavant ».
Les revenus de la division Solutions industrielles ont diminué de 1,6 % à 52 millions d’euros, avec un EBITDA ajusté en baisse de 32,5 % à 2,5 millions d’euros. La vente d’équipements d'impression numérique a progressé de 10,8 %, grâce à une augmentation de 10 % des volumes d’encre, tandis que les revenus de solutions d’hydrogène vert ont chuté de 77 % en raison de retards dans l’implémentation réglementaire de REDIII en Europe. Dans l’activité Imagerie et produits chimiques, l’EBITDA ajusté a progressé de 140,5 % à 8,9 millions d’euros, sur une croissance modérée des ventes de 2,6 %, avec une augmentation de 4,2 % des revenus liés aux films et aux produits chimiques, portée par la hausse des prix de l’argent. La marge brute a progressé de 19,5 % à 20,7 %.
L'endettement net financier hors IFRS 16 s'élevait à 74 millions d'euros à la fin du trimestre, alors que le total de l'endettement, y compris les obligations de location et de retraite, atteignait 460 millions d'euros. La société disposait d'une marge de liquidité de 117,7 millions d'euros contre un minimum de 30 millions d'euros requis, d'un ratio d'endettement de 1,4x (inférieur au seuil de 3,0x) et d'un ratio de couverture des intérêts de 11,0x (au-dessus du seuil de 5,0x).













