Le couple USD/JPY s'est consolidé près de 160,25 mercredi, se rapprochant de son niveau le plus élevé depuis fin juillet, alors que le yen s'affaissait face aux forces générales du marché. Un raffroi des taux d'obligations mondiaux a conduit les rentabilités à 10 ans du Japon à 3 % pour la première fois depuis 1996, ce qui augmente les coûts de service de la dette et soulève des préoccupations quant à la viabilité budgétaire.
Le plan de grande ampleur de stimulation budgétaire proposé par la Première ministre Sanae Takaichi a ajouté à l'incertitude, les marchés prévoyant qu'une dépense vigoureuse pourrait exacerber le fardeau de la dette du Japon et limiter le soutien de la politique monétaire à l'égard du yen. La pression extérieure sur la Banque du Japon (BoJ) s'est également intensifiée, alors que le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a appuyé des mesures plus fortes pour faire face à la faiblesse du yen, accentuant les attentes d'une potentielle hausse des taux de la BoJ dès septembre. En dépit de ces attentes, les coûts d'emprunt au Japon restent sensiblement plus bas que dans les États-Unis et dans les autres grandes économies, soutenant l'attractivité du carry trade financé en yens.
Le dollar a bénéficié d'un soutien supplémentaire grâce à la demande de refuge à l '& eacute; ige des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, ainsi qu'au risque d'inflation croissant lié à la hausse des cours du pétrole, ce qui a renforcé les attentes d'une hausse des taux de la Réserve fédérale. Ce contexte a contribué à un environnement fondamentalement modérément positif pour l'euro-dollar, bien que les participants au marché puissent faire preuve de prudence en attendant le rapport sur l'emploi non agricole aux Etats-Unis qui sera publié vendredi.
Les indicateurs techniques suggèrent que le couple pourrait subir une correction dans un proche avenir. Sur le graphique H4, ce dernier traverse actuellement un repli pouvant s'étendre vers 158,97, suivi par une reprise au sein du canal descendant. La première cible haussière se situe à 160,27 et une deuxième niveau à 160,67. L'indicateur MACD, bien que toujours au-dessus de zéro, présente des signes d'atténuation de l'impulsion, la ligne de signal pouvant potentiellement croiser au-dessus de l'histogramme avant de se replier vers le bas.
Sur le graphique H1, USD/JPY teste le niveau de 159,65 tandis que la correction se poursuit. Une baisse vers 158,97, suivie d'un rebond, pourrait ouvrir la voie à une progression à la hausse, la résistance initiale s'établissant à 160,27. L'oscillateur stochastique, actuellement inférieur à 20,0, renforce ce scénario ; une rupture au-dessus de ce seuil depuis le bas signifierait le début potentiel d'une tendance haussière.
L'analyse conclut que l'eurodollre se trouve proche de son niveau le plus élevé depuis fin juillet, avec le yen sous pression en raison de plusieurs facteurs, notamment la hausse des taux, l'incertitude entourant la politique fiscale et la dynamique persistante du carry trade. Alors que les marchés comptent sur une éventuelle hausse des taux par la BoJ, l'écart structurel de rendements entre le Japon et les États-Unis continue de peser sur la devise. L'attrait de l'eurodollar comme refuge sûr dans un contexte de risques géopolitiques et de préoccupations liées à l'inflation soutient sa solidité, bien que les données sur l'emploi vendredi pourraient influencer la prochaine direction du couple.












