L'administration américaine a assoupli sa position en matière de réglementation des contenus en langue française au Canada, atténuant une longue crise commerciale qui avait conduit à l'imposition de droits de douane sur les importations canadiennes. Cette mesure fait suite aux garanties données par le représentant du commerce des États-Unis, Jamieson Greer, qui a déclaré que Washington avait fait preuve de flexibilité sur ce dossier.
Le différend portait sur les règles canadiennes exigeant la découvrabilité et l'étiquetage du contenu en français, y compris les mesures visant à promouvoir la culture française et canadienne. Ces politiques, soutenues par Ottawa et le Québec, ont été mentionnées dans le rapport 2026 de l'Office du représentant commercial des États-Unis sur les estimations commerciales nationales comme des entraves potentielles au commerce.
Le Canada a salué le retrait des objections des États-Unis, le ministre canadien du Commerce, Dominic LeBlanc, déclarant que Ottawa cherchait une clarification supplémentaire sur les autres positions des États-Unis. M. LeBlanc a noté que le Canada travaillait pour ouvrir la voie à un accord mutuellement bénéfique, tout en respectant la souveraineté canadienne. Le premier ministre Mark Carney avait précédemment indiqué que les négociations étaient tombées dans l'impasse après que les négociateurs américains aient présenté des propositions de dernière minute perçues comme mineures à l'égard des règles du Canada en matière de langue française.
Malgré l'apport d'assise aux politiques en matière de langue française, de vastes différences subsistent sur d'autres demandes commerciales américaines. Le Canada attend de plus amples clarifications avant de reprendre en totalité les pourparlers menant à un accord commercial complet. Les États-Unis avaient auparavant imposé des droits de douane de 50% sur des produits canadiens d'une valeur de près de 20 milliards de dollars, après l'échec des négociations.













