Les contrats à terme sur le sucre brut cotés à l’ICE ont clôturé en hausse de 1,9 %, à 18,70 cents la livre mercredi, atteignant un plus haut depuis 16 mois après un gain de 3,1 % la veille. Le contrat a brièvement franchi le cap des 18,77 cents, son plus haut niveau depuis avril 2025.
Le sucre blanc a progressé de 1 % pour s’établir à 539,20 dollars la tonne métrique. La hausse du sucre brut s’explique par des tensions sur l’offre, des prix intérieurs élevés en Inde et des perspectives de production réduites dans l’Union européenne et en Thaïlande. Un négociant indien a souligné qu’une demande gouvernementale visant à avancer les récoltes pour atténuer la pression sur les prix pourrait compromettre la maturité des cultures et les rendements futurs.
Au Brésil, premier producteur mondial de sucre, les prévisions météorologiques annoncent au moins 50 millimètres de pluie dans les dix prochains jours dans la région de Ribeirão Preto, ce qui devrait perturber les opérations de récolte en cours.
Les contrats à terme sur l’arabica ont reculé de 3,7 %, à 2,981 dollars la livre, soit leur plus bas niveau depuis cinq semaines. Le robusta a également cédé 1,6 %, à 3 406 dollars la tonne, touchant un plus bas de 2,5 mois. Ce repli fait suite à des rapports faisant état d’un rebond des exportations brésiliennes, la saison des récoltes approchant de sa fin. La coopérative brésilienne Cooxupé, la plus importante du pays, a indiqué que 91,9 % de la récolte 2026 avait été récolté au 28 août, contre 87,5 % une semaine plus tôt, mais en dessous des 94,9 % enregistrés à la même période l’an dernier.
Les opérateurs ont cité l’augmentation de l’activité exportatrice et les couvertures des exportateurs sur les marchés à terme comme principaux facteurs de pression. Ilya Byzov, négociant chez Sucafina, a expliqué que les prix élevés des deux dernières semaines, combinés à la fin de la récolte, avaient poussé les différentiels brésiliens à des niveaux attractifs pour les exportateurs, incitant à des achats supplémentaires et à des couvertures sur les contrats à terme.
Les cours du cacao ont reculé après avoir atteint des sommets annuels en début de semaine. À Londres, le cacao a perdu 4,9 %, à 4 579 livres la tonne, tandis qu’à New York, il a cédé 4,5 %, à 6 273 dollars la tonne. Les analystes de BMI estiment qu’en dépit d’une baisse attendue de la récolte ivoirienne pour 2026/27, un excédent mondial devrait tout de même se réduire à 82 000 tonnes, contre 442 000 tonnes en 2025/26. Un cadre de Mondelez International a précisé que d’importants stocks de cacao devraient atténuer l’impact des conditions météorologiques défavorables sur la production.












