Un pétrolier a été touché par un projectile non identifié dans le détroit d'Ormuz, mardi, provoquant un incendie qui a été maîtrisé sans blessures pour l'équipage ni impact environnemental, a annoncé jeudi l'organisation du commerce maritime du Royaume-Uni.
Le navire a été touché dans le corridor entre Oman et l'Iran, un point de passage essentiel pour le transit énergétique mondial. Avant les tensions récentes, le détroit transportait environ 20 % des cargaisons de pétrole et de gaz naturel liquéfié dans le monde. L'Iran n'a pas revendiqué la responsabilité de l'attaque, et l'incident a eu lieu au milieu des efforts diplomatiques en cours visant à stabiliser la région.
Le détroit d'Hormuz est désormais effectivement fermé par l'Iran depuis le début d'une campagne militaire conjointe américaine-israélienne débuté cette année. Cette interruption a contribué à la hausse des prix du pétrole et à l'instauration de pressions inflationnistes, ce qui pourrait influencer les décisions de politique des banques centrales. Les États-Unis ont par ailleurs intensifié les opérations militaires dans la région, ciblant les navires afin d'imposer un embargo sur les ports iraniens.
Des initiatives diplomatiques sont en cours pour rétablir le passage sécurisé. L'Iran et Oman sont en train de finaliser un accord pour réguler les transports maritimes dans le détroit, même si Téhéran a indiqué que l'accord ne réouvrirait pas immédiatement la route. Le Premier ministre du Qatar, Cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, s'est rendu en Iran pour relancer les négociations après que les États-Unis aient menacé de nouvelles sanctions. Les discussions ont inclus une proposition de cadre progressif pour établir un corridor maritime temporaire et éliminer les mines du canal.
Le maréchal d'Asie du Pakistan, Assim Munir, s'est également rendu à Téhéran pour relancer un accord de cessez-le-feu provisoire qu'il avait lui-même signé en 2015. Dans le même temps, le président américain Donald Trump a déclaré mercredi qu'il n'y avait pas de calendrier précis pour mettre fin au conflit de six mois avec l'Iran, qui aura son anniversaire vendredi. L'Iran a qualifié les actions de Washington de «guerre économique totale», ce qui complique encore les efforts visant à apaiser les tensions.












