La Corée du Nord a rejeté mercredi les allégations selon lesquelles le leader Kim Jong-un et le président américain Donald Trump communiquaient directement, alors que le Wall Street Journal rapporte que Trump presse ses aides à organiser une réunion dès novembre.
Kim Yo Jong, soeur de Kim Jong-un et haut fonctionnaire nord-coréen, a rejeté la décision des États-Unis de freiner les exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud, estimant que toute réduction de l'échelle ou de la durée de ces opérations serait incapable de modifier ce qu'elle a décrit comme le caractère intrinsèquement provocateur de ces exercices. Dans une déclaration publiée par l'agence KCNA, appartenant au gouvernement Nord-coréen, elle a averti que Washington ne recevrait pas la réponse qu'il attend si le déploiement était présenté à l'Annonce comme un geste de bonne volonté.
Le Pentagone a confirmé la semaine dernière que Trump avait ordonné une réduction des exercices militaires avec la Corée du Sud, invoquant ce que les responsables américains ont qualifié de soutien insuffisant de la part de Soul contre le conflit en Iran et des préoccupations que ces manoeuvres envoyaient un signal inapproprié à Pjöngjang. Trump a eu déjà trois réunions avec Kim Jong-un durant son premier mandat, dont un sommet à Singapour en 2018, mais aucun progrès diplomatique substantiel n’a été atteint.
Kim Yo Jong a également souligné que la position de la Corée du Nord à l'égard des États-Unis n'avait pas changé, affirmant que les politiques hostiles de Washington restaient en place. Elle a reconnu que les relations entre les deux dirigeants étaient toujours excellentes, mais a nié l'existence de pourparlers directs entre eux.
Le Wall Street Journal rapporte que Trump cherche à organiser une rencontre avec Kim Jong Un dès cet automne, potentiellement lors du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique à Shenzhen, en Chine, prévu en novembre. Ce mouvement en faveur d'un sommet survient dans le cadre de plus amples efforts visant à relancer la diplomatie nucléaire bloquée, même si Pyongyang n'a pas encore confirmé une telle rencontre.









