Les actions de NIBE Industrier ont augmenté de plus de 8 % mardi après que le groupe suédois de chauffage a publié un bénéfice du deuxième trimestre supérieur aux attentes, porté par la reprise des marges opérationnelles malgré les pressions continues des tarifs commerciaux États-Unis-Canada.
La société a annoncé une hausse de 7,6 % de ses ventes nettes, à 10,85 milliards de couronnes suédoises, par rapport à 10,08 milliards un an auparavant. Le résultat d'exploitation a augmenté de 30 %, à 1,23 milliards de couronnes, tandis que le résultat net a augmenté de 52 %, à 753 millions de couronnes. Le bénéfice par action est monté à 0,37 couronnes, contre 0,24 couronnes au cours de la même période de l'exercice précédent.
La marge d'exploitation a progressé à 11,4 % contre 9,4 %, marquant le sixième trimestre consécutif de progrès de la rentabilité. La division Composants, qui fournit les industries des semi-conducteurs et des pompes à chaleur, a comptabilisé une marge d'exploitation de 8,9 %, contre 6,6 %, soutenue par la demande liée aux tendances de l'électrification. Les ventes nettes de la division ont atteint 3,12 milliards de couronnes.
La plus grande division, qui comprend les pompes à chaleur et les systèmes hydroniques, a affiché une marge opérationnelle de 13,8 %, ce qui dépasse la marge de 12,3 % de l'exercice précédent. Les ventes nettes dans ce segment se sont élevées à 7,33 milliards de couronnes. La direction a maintenu son orientation pour la marge opérationnelle de l'année sur cette division, dans la fourchette de 13 à 15 %.
La division Stoves a cependant continué de subir des pertes, avec un marge opérationnelle de moins 3,5 %, une amélioration par rapport aux moins 7,5 % un an auparavant. Le segment continue de s’employer à contrer les impacts des tarifs douaniers entre les États-Unis et le Canada, qui ont réduit le bénéfice opérationnel annuel de près de 150 millions de couronnes. L’entreprise estime désormais que son objectif initial de marge de 10 à 13 % en 2026 est « très difficile à réaliser », revoyant ses prévisions à court terme à la fourchette de 6 à 8 %.
La dette nette a diminué, passant de 20,19 milliards à 17,98 milliards de couronnes, et le ratio dette nette/EBITDA s'est amélioré, passant de 3,2 à 2,7. Le ratio capital propres/actifs s'élevait à 46,8 % au 30 juin, contre 44,0 % un an plus tôt.
Le président-directeur général, Gerteric Lindquist, a Noté que la société prévoyait une deuxième partie plus forte que la première, ajoutant que le schéma de saisonnalité traditionnel « avait été rétablie ».












