Microsoft Corp. va revoir sa structure de reporting financier, en rassemblant trois segments déclarables en deux divisions à partir des résultats du premier trimestre de son exercice cette année. La nouvelle structure vise à améliorer la visibilité sur ses flux de revenus liés au cloud et à l'intelligence artificielle, en réponse à des demandes depuis longtemps exprimées par les investisseurs en vue d'une divulgation plus détaillée.
Dans le cadre du nouveau cadre de référence, l'entreprise va diviser ses activités en deux entités : « Agents et infrastructure » et « Dispositifs et consommateurs ». La première regroupe les services dans le cloud Azure avec les produits serveur et le logiciel Microsoft 365 pour les entreprises, tandis que la seconde regroupe les revenus liés à Windows, au jeu sur Xbox, à la recherche et à la publicité sur LinkedIn. Ce changement constitue la première grande réorganisation des segments déclarables de Microsoft depuis 2015.
Cette annonce fait suite à une période de croissance rapide pour les activités cloud de Microsoft. Les revenus d'Azure au niveau trimestriel s'établirent à 29,4 milliards de dollars au cours du trimestre le plus récent, contribuant aux ventes annuelles d'100 milliards de dollars pour l'exercice clos en juin, contre 75 milliards de dollars l'année précédente. Azure représente désormais environ 30 % des revenus totaux de Microsoft, ce qui souligne son rôle d'engin principal de croissance de l'entreprise.
Cette restructuration se conforme aux tendances plus générales du secteur, notamment à la création d'un centre de données d'IA dans lequel Microsoft entretient un partenariat clé avec OpenAI. Des concurrents tels que Amazon Web Services (AWS) ont annoncé des ventes de 128,7 milliards de dollars pour l'année civile 2025, ce qui souligne la rivalité croissante sur le marché de l'informatique cloud.
Les actions de Microsoft ont augmenté de 0,4 % après l'annonce, dans le cadre des transactions prolongées. La société a révélé ces modifications dans une déclaration au SEC, soulignant le passage à une plus grande transparence dans ses divulgations financières.













