Le ministre des Affaires étrangères iranien a déclaré dimanche que de nouvelles sanctions américaines menacées contre Téhéran seraient vaines, accusant Washington de recourir à des tactiques « désespérées » après avoir passé d'une action militaire à une pression économique.
Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi, dans une vidéo publiée sur Telegram, a rejeté les dernières menaces comme faisant partie d'un patron d'évolutions répétitives. Il a affirmé que les dirigeants américains avaient passé des opérations militaires directes à des plans recyclés parce qu'ils ne disposaient pas d'alternatives viables. « Le fait qu'ils aient abandonné les opérations militaires pour réitérer les mêmes vieux plans prouve qu'ils sont désespérés », a déclaré Araqchi.
M. Araqchi a cependant appelé Washington à entamer un dialogue avec l'Iran sur des bases de «justice et d'honneur», en avertissant que les mesures coercitives n'aboutiraient à rien : «Nous n'avons jamais eu peur. Toutes leurs actions – qu'il s'agisse de blocades ou d'autres mesures militaires – ont échoué, et cette nouvelle initiative de leur part échouera également.»
Ces remarques font suite à l'engagement du ministre des Finances américain Scott Bessent d'imposer "les sanctions les plus sévères de l'histoire" à l'Iran. Le président Donald Trump a par ailleurs averti qu'aucun pays ne fournit "quelque forme d'appui vital" à Téhéran ne sera épargné des conséquences économiques. Ces menaces ont lieu alors qu'un conflit prolongé, qui a commencé par une série d'attentats aériennes des États-Unis et d'Israël le 28 février, a dévasté l'infrastructure iranienne et tué des milliers de personnes.
Malgré six mois de guerre, l'Iran a persévéré dans son obstination, paralysant efficacement le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz en bloquant les cargaisons pétrolières non autorisées. Cette interruption a fait grimper les prix du pétrole mondial, aggravant les pressions sur une économie déjà mise à rude épreuve par les sanctions internationales. Selon des données de 2025 fournies par l'entreprise d'analyse Kpler, la Chine représente 80% des exportations pétrolières de l'Iran.
Les États-Unis ont présenté leur stratégie de sanctions comme une réponse aux activités régionales et au programme nucléaire de l'Iran, bien que Téhéran nie qu'il poursuive la fabrication d'armes nucléaires. Les dernières menaces signalent l'intensification de la guerre économique suite à l'échec des frappes militaires visant à diminuer l'influence de l'Iran dans la région ou sa résistance interne.













