Goldman Sachs a réaffirmé sa cible de 5 400 dollars l'once pour l'or à la fin de 2027 mercredi, même si elle a abaissé son estimation à court terme de la valeur juste suite à la décision de la Réserve fédérale de reprendre les hausses de taux.
L'analyste de Goldman Sachs, Lina Thomas, a abaissé l'estimation de la juste valeur du prix de l'or d'ici la fin de l'année à 4 650 dollars l'once, contre 4 900 dollars, tout en conservant sans changement ses projections à plus long terme. Au moment du rapport, l'or au comptant se négociait autour de 4 350 dollars l'once.
Thomas a précisé que l'impact de la politique monétaire plus restrictive se manifestera surtout par une trajectoire d'appréciation plus lente à court terme plutôt que par une baisse du prix terminal de l'or. « Nous attendons que l'impact de la politique monétaire plus restrictive se fasse surtout ressentir par une trajectoire d'appréciation à court terme plus lente plutôt que par une baisse du prix terminal de l'or », a-t-elle écrit dans une note de recherche. « Au contraire, une trajectoire de la FED beaucoup plus hawkish pourrait générer une correction plus forte que d'ordinaire ».
La banque a attribué la quasi-totalité de la hausse prévue de 23 % jusqu’à la fin de 2027 aux achats continus de la banque centrale. Les achats mensuels de la banque centrale se situent à environ 91 tonnes, soit bien au-dessus de la moyenne pré-2022 de 17 tonnes par mois, ce qui fournit un niveau de demande structurel qui, selon Goldman, devrait contrebalancer les résistances liées aux taux d’intérêt américains plus élevés.
À l’avenir, Goldman Sachs s'attend à ce que la Réserve fédérale applique trois baisses de taux entre septembre 2027 et mars 2028, une trajectoire que la banque considère comme largement favorable à l’or une fois le cycle de resserrement achevé.












