Les rendements des obligations gouvernementales internationales ont reculé de leurs sommets de plusieurs décennies mercredi après l'annonce du Trésor américain de plans pour étendre ses opérations de rachat de titres à long terme, allégeant la pression sur les coûts de financement à long terme.
Le Département du Trésor des États-Unis a indiqué qu'il doublerait au moins les volumes de rachat pour les titres nominatifs de 10 à 30 ans, allouant 4 milliards de dollars par session au programme. Cette mesure a coïncidé avec une chute brutale des rendements des obligations du Trésor américain, avec le rendement du benchmark de 10 ans tombant à 4,647 % et celui de 30 ans à 5,198 %, réduisant les hausses récentes qui avaient poussé les taux vers des sommets de plusieurs années.
Les rendements des obligations japonaises ont également reculé, avec le rendement du JGB de 10 ans passant de 2,896 % à 2,842 %, sa plus grande baisse en une seule journée depuis mi-juillet. Cette baisse a suivi une brève poussée à un sommet de 30 ans de 2,945 % plus tôt dans la semaine, en raison de spéculations sur une éventuelle hausse du taux directeur de la Banque du Japon d'ici septembre, d'incertitudes fiscales liées aux propositions de taxe sur la consommation et d'un déficit commercial en augmentation en raison d'importations record de pétrole brut.
En Europe, les rendements des benchmarks allemands de 10 ans ont baissé à 3,251 %, mettant fin à une série de quatre jours de baisse après avoir atteint un sommet de 15 ans de 3,272 % mardi. Le rendement du Schatz à 2 ans, plus sensible aux attentes de taux, a continué de monter pour la cinquième session consécutive à 2,53 %, marquant sa plus longue série de gains depuis août 2025. Les rendements des obligations françaises de 10 ans ont baissé à 4,102 %, rétrécissant les niveaux vus en novembre 2008.
Les prix du marché suggèrent des attentes élevées pour une étroite politique monétaire, avec les marchés de swaps indiquant une forte probabilité d'une hausse de 25 points de base du taux directeur de la Banque centrale européenne le mois prochain, même si l'inflation de la zone euro reste proche de 3 %.
Les marchés énergétiques ont ajouté à la volatilité du contexte, avec le brut de Brent se maintenant au-dessus de 91 dollars le baril en raison de tensions géopolitiques persistantes dans le détroit d'Ormuz, un important itinéraire de transit pour les expéditions mondiales de pétrole. Les données de Kpler indiquent des trafics quotidiens persistants de navires de commerce, reflétant des incertitudes commerciales plus larges.
Ces développements suivent les commentaires du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, qui doit intervenir au symposium de Jackson Hole plus tard ce mois, où des signaux supplémentaires sur la direction de la politique monétaire américaine sont attendus.












