Les efforts de l'Allemagne pour atteindre son objectif de stockage de gaz avant l'hiver se sont arrêtés, avec des stocks représentant juste plus de 50 % de la capacité à jeudi, selon les données de la plateforme de transparence AGSI. Ce déficit survient au moment où le pays cherche à remplir ses installations à 70 % début novembre, un jalon destiné à assurer la sécurité énergétique dans un contexte de tensions géopolitiques.
Ce déficit reflète une tendance générale à travers l'Europe, où les niveaux de stockage s'élèvent en moyenne à 62 %, contre 76 % à la même période l'année dernière. Les prix plus élevés liés au conflit entre les États-Unis et l'Iran ont découragé les entreprises de l'achat de gaz pour le stockage, alors que la vente sur le marché au comptant est devenue plus rentable. Les prix du gaz en Europe ontigus à des niveaux records de cinq mois vendredi, en raison des négociations bloquées entre Washington et Téhéran. Le point de repère néerlandais TTF des contrats à terme a plus que doubledébut 2026.
Kerstin Andreae, directrice générale du groupe allemand de l'industrie énergétique BDEW, a averti que la réalisation de l'objectif de stockage reste physiquement possible, mais de plus en plus difficile. Elle a souligné que les entreprises continueront à différer leurs achats si les incitations économiques ne sont pas ajustées, suggérant que le gouvernement pourrait réduire les taxes, les frais ou les impôts pour rendre le stockage plus attrayant.
Le ministère allemand de l'Energie a déclaré jeudi que la sécurité des approvisionnements pour l'hiver n'était pas immédiatement menacée, même si les autorités préparent des mesures de contingence qui pourraient être mises en œuvre rapidement en cas de détérioration des conditions. Cette évaluation du ministère intervient après une période de volatilité accrue sur les marchés européens de l'énergie, où les risques géopolitiques ont plusieurs fois perturbé les perspectives de l'approvisionnement.












