Le secteur agricole présente des signes de reprise après une longue phase de chute, les stocks d'engrais étant à l'origine du rebond alors que l'humeur des marchés passe du scepticisme à un optimisme prudent. Selon les contrôles effectués par Wolfe Research le 25 août 2026, l'humeur agricole dans cinq pays s'est améliorée, passant de « très loin de la hausse » à « très prudent optimisme ». Le fonds Invesco DB Agriculture (DBA) a gagné 12,2 % cette année, ce qui reflète la reprise graduelle du secteur suite aux baisses des prix des matières premières à partir de la mi-2026.
La saison des applications d'engrais d'automne qui approche devrait entraîner une activité de reconstitution significative, les distributeurs indiquant que les prix du NOLA DAP à moins de 600 dollars la tonne courte pourraient entraîner la plus grande reconstitution des réserves de fertilité depuis février 2025. Les sociétés semencières se préparent également à de modestes augmentations de prix, comprises entre 1 et 2 %, des semences de maïs, soulignant un optimisme prudent parmi les fournisseurs.
Les producteurs d'engrais ont enregistré les gains les plus forts au cours de la première moitié de l'année parmi les sous-secteurs de l'agriculture. CF Industries (CF) figure en tête avec une hausse de 62,7 % sur les 6 premiers mois, suivi de Deere (DE) avec 36,3 % et ADM (ADM) avec 39,1 %. Nutrien (NTR) a augmenté de 19,2 %, grâce à ses activités diversifiées qui englobent les secteurs de la vente au détail, du potasse, de l'azote et du phosphate. Le chiffre d'affaires de l'entreprise a atteint 37,0 milliards de USD au sommet du supercycle 2022, tandis que CF Industries a annoncé une capitalisation boursière de 19,1 milliards de USD et un chiffre d'affaires pour l'exercice 2025 de 7,08 milliards de USD, contre 5,94 milliards de USD au plus bas. Les marges brutes de CF se sont accrues de 34,6 % au cours de l'exercice 2024 à 38,5 % au cours de l'exercice 2025, ce qui reflète une efficacité opérationnelle améliorée.
Les vents contraires de l'économie sont encore présents, avec une croissance du PIB américain qui ralentit à 1,5 % et des agriculteurs frustrés par les politiques commerciales chinoises et les régulations concernant les biocarburants. Malgré ces défis, le géant norvégien de l'engrais Yara International conserve une recommandation d'achat de la part de Kepler Cheuvreux, avec une estimation de la valeur juste à 588,48 couronnes norvégiennes, ce qui correspond à un potentiel d'appréciation de 30,1 %. Les analystes notent que, si le secteur reste sensible aux changements de politiques et à la volatilité des prix des matières premières, la trajectoire actuelle de reprise suggère un environnement opérationnel plus stable par rapport aux niveaux de milieu 2026.












