La président de la Réserve Fédérale, Kevin Warsh, a utilisé son discours inaugural de Jackson Hole pour signaler un changement dans son style de communication, s'alignant davantage avec la vision consensuelle du Comité des marchés ouverts de la Réserve Fédérale. S'il n'a pas donné de conseils pour la réunion de politique monétaire de septembre, laquelle a été cotée au cours du marché comme fournissant à peu près 50 % de probabilité d'une hausse des taux, M. Warsh a présenté une fonction de réaction qui reflète celle que véhicule le reste du comité.
Warsh a réitéré l’engagement de la Fed vis-à-vis de son objectif d’inflation à 2,0 % sur les dépenses de consommation des ménages (PCE), position qui avait été maintenue dans un état d’ouverture à révision en juillet. Il a confirmé que le taux d’intérêt des fonds fédéraux reste l’outil principal de la politique monétaire à l’heure actuelle.
Felix Vezina‑Poirier, stratège chez BCA Research, a noté que les récents données sur l'emploi et l'inflation étaient inférieures aux prévisions, ce qui laisse penser qu'il n'y a pas de nécessité imminente de renforcer la politique monétaire. Malgré le discours ayant incité les marchés à intégrer un léger renforcement, les perspectives macroéconomiques de BCA restent inchangées. La firme s'attend à ce que l'inflation PCE-core régressée se calmâtent à mesure que les fluctuations extrêmes des prix diminueront, avec une PCE-core régressée de douze mois se situant à environ 88 points de base au-dessus de l'Indice des prix à la consommation (IPC) d'origine, et la marge de PCE‑IPC taillée à 29 points de base.
Vezina-Poirier a ajouté que le passage à une vision plus haussier des taux à court terme requiert une redéclinée de la vigueur du marché du travail ou de surprises inflationnistes. Pour l'instant, la BCA prévoit que le taux d'intérêt des fonds fédéraux restera proche de son niveau actuel.












