Emmi, le plus grand transformateur laitier de Suisse, a déclaré un chiffre d'affaires de 2,32 milliards de francs suisses au premier semestre 2026, en hausse de 2,2 % par rapport à la période correspondante de l'année précédente, dépassant ainsi les attentes du marché. Les ventes organiques, ajustées en fonction des acquisitions et des effets de change, ont augmenté de 3,6 %, contre 4,4 % pour la même période en 2025. Les acquisitions ont contribué à la croissance de 0,7 point de pourcentage, tandis que la force du franc suisse a diminué le résultat de 2,1 point de pourcentage. Emmi a attribué l'augmentation organique uniquement à la croissance du volume.
Les performances régionales ont varié. Sur son marché intérieur, les revenues d'Emmi sont augmentées à la même vitesse que la moyenne du groupe, en raison des produits laitiers frais, des fromages et des offres de nutrition fonctionnelle novatrices. La division des Amériques a également suivi le rythme de croissance organique du groupe, avec le Chili, le Brésil et le Mexique qui ont enregistré des performances supérieures, alors que les États-Unis ont sous-performé en raison de la demande de consommation plus faible. L'Europe s'est agrandie légèrement au-dessus de la moyenne du groupe, grâce aux produits desserts et à la poudre de lait de chèvre aux Pays-Bas, bien que Emmi Caffè Latte, y compris son lancement de Matcha Latte, ait déçu les attentes sur plusieurs marchés.
Global Trade, la division d'Emmi spécialisée dans l'exportation, a enregistré la plus forte croissance organique, à hauteur de 10,1 %, grâce à l'augmentation des exportations de beurre et de farine de lait écrémé et à la demande croissante de yaourts au lait suisse en Asie.
La rentabilité s'est améliorée, l'EBIT étant augmenté de 4,8% à 152,3 millions de CHF, ce qui a porté la marge EBIT à 6,6% contre 6,4% l'année précédente. Les pressions sur les coûts liés aux emballages, à la main-d'œuvre et à la logistique ont été compensées par les initiatives d'achat, les gains de productivité et les hausses de prix. Le bénéfice net est monté à 100,9 millions de CHF, contre 97,2 millions d'euros un an plus tôt, même si les déductions liées aux intérêts minoritaires ont partiellement annulé la hausse.
Emmi a dépassé les prévisions concernant son chiffre d'affaires, mais ses résultats ont été légèrement inférieurs aux prévisions. Pour l'ensemble de l'exercice, l'entreprise a révisé son prévision de croissance organique à 2–3 % contre 1–3 %, tout en maintenant son objectif d'EBIT de 335–355 millions de CHF et son orientation quant à son marge nette à 4,8–5,3 %. Ce réexamen des perspectives tient compte de la confiance que l'entreprise a dans son pipeline d'innovations, dans son focus sur les marchés en croissance et les segments haut de gamme et dans ses programmes d'efficacité, à l'amorçage des obstacles qui lui sont posés, notamment par la baisse des prix du lait en Suisse, par l'expiration d'un contrat temporaire de grande envergure, par un sentiment de consommation faible, par une forte valeur du franc, par les marchés d'achats volatils et par la concurrence à l'importation en Suisse.












