Le dollar canadien a chuté face au dollar américain lundi, poursuivant ses pertes après une forte correction à la suite de la hausse du billet vert depuis ses plus hauts d'août.
Le loonie a perdu environ 0,6 % pour se négocier autour de 72,24 cents américains, en baisse d’environ 0,4 % sur la journée, après avoir touché son plus haut niveau en plus de deux mois la semaine dernière. Le dollar américain s’est raffermi à environ 1,385 $ canadien, tandis que l'indice du dollar s'est élevé de 0,2 % à 98,981. Les prix de l'or ont augmenté de 0,9 % à 4 643 $ l'once, et le couple EUR/USD a fléchi de 0,1 % à 1,1665 $. Le couple USD/JPY a progressé de 0,1 % à 159,13.
Ce délocalisation fait suite aux rapports selon lesquels le président américain Donald Trump a menacé d'introduire des droits de douane de 50 % sur les automobiles, les pièces d'automobiles et l'acier canadiens, à compter du 1er janvier 2027. Les mesures proposées accentuent les tensions commerciales, Ottawa avertissant qu'elle répondrait avec des droits de douane de rétorsion dollar pour dollar, visant l'acier, les produits laitiers, les appareils électriques, les équipements agricoles, la pâte à papier et le papier, ainsi que les produits électroniques des États-Unis. Ces tarifs sont prévus pour entrer en vigueur le 8 septembre.
Les données économiques du Canada ont apporté un soutien limité à la loonie. Le PIB du deuxième trimestre a crû à un rythme annuel de 3,4%, tandis que l'emploi en juillet est augmenté de 75 000 emplois. Les analystes de City Index ont noté que l'indice de force relative quotidien d'USD/CAD avait atteint un niveau de survente avant la reprise de lundi, ce qui suggère que la récente baisse aurait peut-être été excessive.
Karl Schamotta, chef stratégiste des marchés chez Corpay Cross-Border Solutions, a attribué la résistance du loonie à la mi-août à l’annonce par le département du Trésor des États-Unis des retraits d'emprunts, qui avait augmenté la demande pour la monnaie canadienne. Cependant, la récente rhétorique commerciale a terni ce momentum.
Les tarifs proposés affecteraient un large éventail d'exportateurs canadiens, notamment des vignerons, des agriculteurs laitiers, des fabricants de meubles, des fournisseurs d'équipement de hockey et des entreprises de la chaîne d'approvisionnement transfrontalière cotées à la Bourse de Toronto et à la NYSE. Ce différend marque une importante escalade des relations commerciales entre les deux pays, les deux parties ayant présenté la situation dans des termes trèsigus.
Le président américain Trump a tweeté sur Truth Social que le Canada serait traité comme un État plutôt que comme un partenaire, tandis que le Premier ministre canadien Mark Carney a qualifié la rupture des négociations d'attentat, déclarant à des journalistes : « Vous êtes en guerre quand vous êtes attaqué. Nous avons été attaqués. »












