Le dollar canadien s'est affaibli face au dollar américain mardi, après que la Maison blanche ait annoncé un délai de trois jours dans le cadre des tarifs prévus, invoquant des progrès provisoires dans les négociations commerciales. La loonie a ralenti une partie de ses pertes pendant la session américaine, mais est restée sous pression, évoluant près de 1,3860 $CAN après avoir touché brièvement 1,3910 $CAN pendant la nuit.
Le retard s'explique par des déclarations contradictoires venues des responsables américains et canadiens. La Maison Blanche a indiqué qu'un accord provisoire avait été conclu, alors que le Premier ministre canadien Stephen Harper a mentionné des «progrès importants», mais a affirmé qu'il restait du travail à faire. Aucun détail supplémentaire n'a été communiqué, ce qui a laissé place à des interprétations concernant les conséquences de ce délai temporaire pour les marchés.
La prime de rendement à deux ans des États-Unis par rapport au Canada s'est élargie pour la première fois en trois séances, reflétant un optimisme prudent sur les marchés des obligations. Le graphique technique du loonie reste mitigé, avec le creux du lundi et la moyenne mobile à 200 jours située juste sous 1,3850 $CAN. Le retrait de 61,8 % de la hausse du dollar américain depuis mai 2009 se situe légèrement au-dessus de 1,3815 $CAN, offrant un niveau de soutien potentiel.
Les autres devises du G10 se sont également renforcées : l'euro s'est rapproché d'un niveau deux mois plus haut, environ 1,1615 dollar, après avoir testé la résistance autour de 1,1600 dollar, où les options de 1,7 milliard d'euros prennent fin aujourd'hui. Le pair dollar-yen a légèrement reculé par rapport au sommet de la période d'intervention, établi en début de semaine à 159,80 yens, et se tradait ainsi inférieur à 159 yens, tandis que le yen montrait des signes de stabilisation.
La livre sterling a repris son expansion, après le niveau bas de 1,3520 $ atteint lundi suite à la publication des données économiques phares en provenance des États-Unis. Après avoir frôlé brièvement le niveau de 1,3565 $ au début des échanges nord-américains, la devise anglaise a atteint son plus haut niveau en deux mois, fixant la barre à 1,3570 $. Le niveau de 61,8 % de rétrogradation de la baisse en cours depuis le début de l’année 2024, se situant à 1,3590 $.
Les prix du pétrole ont augmenté pour la quatrième session consécutive, le brut WTI octobre dépassant 85 $ le baril pour la première fois depuis le 24 juillet. La hausse a suivi des reportages selon lesquels les Émirats arabes unis ont coupé tous les liens économiques avec l'Iran, ce qui a accentué les tensions régionales. Le plus haut de la journée de la côte atteint 85,40 $, tandis qu'un niveau de résistance technique obtenu du pic de 91,25 $ atteint en mi-mai s'aligne sur la zone de 86,85 $.
Les actions mondiales ont continué à enregistrer des baisses, le Stoxx 600 en Europe ayant enregistré sa sixième session consécutive de pertes. Les contrats futures des indices américains indiquent une séance de trading plus faible, alors que la baisse de la technologie sur les marchés de la zone Asie-Pacifique a pesé sur l’humeur. Les rendements des emprunts obligataires de 10 ans en Europe et en Asie ont augmenté de manière modérée, tandis que ceux des 10 ans aux États-Unis et au Canada ont reculé de environ deux points de base. Le rendement des bons d’État américains de 10 ans a maintenu sa position proche de 4,70%, avant une adjudication de 16 milliards de dollars de titres à 20 ans.
Le calendrier économique américain a présenté les minutes de la réunion de la FOMC du mois dernier, où trois responsables suivaient les conseils d'un relèvement immédiat des taux. La déclaration concise et les minutes subséquentes ont donné peu de précisions, alors que le nouveau cadre de communication de la Réserve fédérale prend forme.
Dans la zone euro, les données ajustées des échanges ont indiqué que le surplus au compte courant est revenu dans la zone positive en juin, pour la première fois en quatre mois, à 35,1 milliards d'euros, contre 31,2 milliards d'euros un an plus tôt. La BCE prévoit que ce surplus se réduira à 1,3 % du PIB en 2025, ce qui correspond aux estimations du FMI.
L'inflation au Royaume-Uni s'est accélérée en juillet, avec une hausse de 0,3% du CPI à l'unité, après une progression de 0,1% en juin. Le taux par rapport à l'année précédente a frôlé 2,9%, contre 2,6% en mai, tandis que l'inflation de base est restée stable à 2,6%. L'inflation des services a légèrement baissé, atteignant 3,4% sur un an, après 3,6% en juin. Les marchés des swaps ont réduit les chances d'une modification de politique à court terme après la publication de ce rapport, bien que la hausse d'un quart de point paragraphe reste totalement intégrée dans les cours pour la fin de l'année.











