NEW YORK — Le groupe de produits de luxe suisse Richemont a conservé sa dynamique ascendante dans la couverture des analystes jeudi, après que Bernstein Research ait réitéré une note « Outperform » et fixé un objectif de prix de 240 francs suisses.
L'analyste Luca Solca a mis en perspective les perspectives contre les tendances régionales mélangées de la demande, soulignant que les fortes exportations américaines d'ordinateurs horlogers avaient compensé la faiblesse de la Chine. Cette évaluation s'appuie sur les derniers données concernant les exportations d'ordonnances horlogères suisses, qui ont montré des gains de deux chiffres en pourcentage pour les livraisons américaines au cours des trois derniers mois, malgré un ralentissement plus général de la consommation des consommateurs chinois en produits de luxe.
La firme a reconnu les risques macroéconomiques persistants qui touchent le secteur du luxe, notamment les prix élevés du pétrole, les pressions inflationnistes persistantes et le risque de nouvelles perturbations commerciales. Ces facteurs pourraient prolonger une reprise graduelle et inégale de la demande mondiale, selon la note.
La note et le ciblage de Bernstein impliquent un potentiel de hausse d'environ 15 % à partir du cours de clôture de Richemont de 209,50 CHF mercredi, en fonction de la dernière séance de négociation. L'action a gagné environ 8 % depuis le début de l'année jusqu'à la mi-août, ce qui est inférieur à la performance du marché boursier suisse dans son ensemble, mais qui reste résiliente dans un contexte de volatilité généralisée.
Richemont, qui détient des marques telles que Cartier et Jaeger-LeCoultre, a connu des conditions de commerce variées en 2026, avec une forte dynamique dans les Amériques en contraste avec des résultats plus mitigés en Grande Chine. Les analystes de Bernstein ont souligné que, si les consommateurs étasuniens continuaient à prioriser les achats de produits de luxe, la demande en Chine restait limitée par l'incertitude économique et la évolution des préférences des consommateurs.
La dernière évaluation de la firme intervient alors que les valeurs de luxe mondiales naviguent dans un contexte macroéconomique complexe, marqué par des taux d’intérêt élevés, des tensions géopolitiques et une confiance du consommateur inégale sur les principaux marchés.













