Barclays a abaissé le notatif de Renault de « Overweight » à « Equal Weight », en invoquant l'intensification de la concurrence dans le secteur automobile européen et en contestant la faisabilité des objectifs de réduction des coûts de l'entreprise. La banque a maintenu son objectif de cours à 31,5 €, mais réduit les estimations corrigées d'EBIT pour 2026-2028 de 3 à 6 % suivant les résultats du premier semestre de Renault.
Les actions Renault ont chuté de 1,6 % à l'ouverture de la Bourse de Paris après la dégradation. L'action a progressé de 15 % depuis les bas du mois de juin, dépassant l'indice automobile plus large SXAP de cinq points de pourcentage au cours de la même période. Barclays ne s'attend pas à ce que Renault atteigne la limite inférieure de sa guidance de marge EBIT pour l'ensemble de l'exercice, de 5,3 à 5,7 %, compte tenu de la marge nette enregistrée au premier semestre, à 5,2 %.
La banque a mis en avant le plan de réduction ambitieux de Renault, visant à réaliser environ 400 € par véhicule par an jusqu'en 2028, ce qui correspond à une réduction des coûts annuelle d'environ 1 milliard EUR. Cependant, les analystes de Barclays ont déclaré que la trajectoire de réduction requise semble inaccessible, soulignant que la caisse d'achat devrait quadrupler jusqu'à environ 900 millions d'EUR au deuxième semestre, contre 170 millions d'EUR au premier semestre. Le directeur général de Renault, François Provost, a souligné l'urgence, mais Barclays a décrit la magnitude des réductions nécessaires comme « très importante ».
Les résultats régionaux ont suivi des tendances contrastées. Renault a enregistré une hausse des volumes de 7,2 % sur un an en juillet dans la région de l'UE5, mais son plus grand marché en dehors de l'Europe, la Turquie, a accusé un recul de 21 % en juillet, après des performances plus fortes auparavant. Les ventes de la marque Dacia de l'entreprise ont chuté de 8,1 % au premier semestre, soit moins que son objectif initial de volumes stables, et Barclays prévoit une baisse sur l'ensemble de l'année. Renault éprouve également des pressions concurrentielles de la part de rivaux tels que Volkswagen, que Barclays préfère dans ce secteur.













