Les actions d'Argenx SE ont bondi mardi après que la société de biotechnologie néerlandaise ait annoncé des résultats positifs d'un essai clinique de phase 3 évaluant sa thérapie expérimentale pour la myosite autoimmune, une maladie rare entraînant une faiblesse musculaire.
L'essai de phase 3 a atteint son point de référence principal, démontrant une amélioration statistiquement significative des résultats des patients par rapport au placebo, a indiqué Argenx dans un communiqué. La société n'a pas divulgué de données d'efficacité détaillées dans son annonce initiale, bien qu'elle ait noté que les résultats soutiennent le potentiel de l'efgartigimod, son candidat de tête, pour traiter la maladie.
La myosite autoimmune englobe un groupe de maladies musculaires inflammatoires pouvant entraîner une invalidité sévère si non traitées. Les options de traitement actuelles sont limitées et souvent impliquent des corticostéroïdes à haute dose avec des effets secondaires importants. La thérapie d'Argenx cible le récepteur FcRn néonatal (FcRn), visant à réduire les niveaux d'anticorps pathogènes chez les patients.
Argenx prévoit de soumettre des dossiers de réglementation pour l'efgartigimod dans la myosite autoimmune à la Food and Drug Administration (FDA) et à l'Agence européenne des médicaments (EMA) d'ici la fin de 2024, sous réserve d'une analyse complète des données. Les actions de la société ont bondi de plus de 10 % en trading précoce, dépassant les gains du secteur biotechnologie plus large.
Les analystes de Jefferies ont noté que le succès de l'essai pourrait positionner Argenx en leader dans les traitements des maladies rares, potentiellement élargissant son pied-à-terre commercial au-delà de ses approbations existantes en myasthénie générale. La firme maintient un classement d'achat sur les actions d'Argenx avec un objectif de prix de 600 $, en citant les fortes données cliniques et le besoin médical non satisfait dans la myosite autoimmune.
Argenx, basée à Breda, aux Pays-Bas, se spécialise dans le développement de thérapies basées sur les anticorps pour les maladies auto-immunes sévères. Sa capitalisation boursière dépasse 40 milliards de dollars, reflétant la confiance des investisseurs en sa stratégie commerciale et en son pipeline.



