Les agriculteurs canadiens sont confrontés à une augmentation des maladies des cultures, notamment la pourriture bactérienne des pommes de terre, alors qu'ils se préparent pour la saison de récolte automnale. Cette menace a conduit à une surveillance accrue et à des mesures préventives dans les principales régions de culture, notamment l'Île-du-Prince-Édouard et le Manitoba.
La pourriture bactérienne, causée par le pathogène Phytophthora infestans, a été détectée en concentrations supérieures à la normale cette saison, selon les rapports agricoles provinciaux. Cette maladie, qui prospère dans les conditions humides, peut dévaster les rendements si elle n'est pas contrôlée. Les agriculteurs ont augmenté les applications de fongicides et les inspections de champ pour atténuer la propagation, bien que des inquiétudes restent sur les pertes économiques potentielles.
Les analystes de l'industrie notent que même si la pression des maladies n'est pas encore à des niveaux de crise, la chronologie des événements pose des risques pour les deux approvisionnements et les prix. Les cultures de pommes de terre, une importante exportation pour le Canada, représentent environ 1,5 million de tonnes par an, avec une partie significative destinée aux marchés de transformation. Toute pénurie pourrait resserrer les chaînes d'approvisionnement mondiales déjà épuisées par les perturbations géopolitiques.
Les gouvernements provinciaux ont émis des avertissements en exhortant les cultivateurs à respecter les meilleures pratiques, notamment la rotation des cultures et les variétés résistantes. L'Agence canadienne d'inspection des aliments a également mis l'accent sur la vigilance, bien qu'aucune déclaration d'urgence formelle n'ait été émise. La situation reste fluide alors que les récoltes approchent en fin septembre et octobre.


