Les futures sur le café Arabica à New York ont chuté jeudi au plus bas niveau en cinq semaines, sous la pression de prévisions de la production brésilienne en expansion et d'un regain d'activité des exportations.
Le contrat décembre de café arabica ICE a reculé de 2,75 cents, soit 0,9 %, pour clôturer à 2,9535 dollars la livre, après avoir atteint un creux intrajournalier de 2,8975 dollars. Les futures sur le café robusta ont reculé de 0,9 % à 3 374 dollars la tonne métrique, marquant également un bas de 2,5 mois.
StoneX a élevé de 2,6 % sa projection pour la campagne 2026/27 en arabica au Brésil, pour un niveau record de 77,2 millions de sacs, citant des conditions météorologiques favorables. L'analyste Judy Ganes a noté que l'augmentation des stocks en entrepôt et l'accélération des exportations au Brésil atténuaient les inquiétudes immédiates liées à la faiblesse des stocks certifiés sur ICE.
Les contrats à terme sur le sucre brut ont reculé après avoir atteint un sommet en 16 mois, suite à une forte hausse la séance précédente. Le contrat d'octobre a baissé de 0,63 cent, ou 3,4 %, pour s'établir à 18,07 centimes par livre, après une fermeture mercredi à 18,77 centimes, le niveau le plus élevé depuis avril 2025. Le sucre blanc a également reculé de 2,3 % pour se situer à 526,60 $ la tonne.
L'Organisation internationale du sucre (ISO) prévoyait un déficit mondial de 300 000 tonnes pour la campagne 2026/27, bien que l'analyste Michael McDougall attribua le recul du prix du sucre à une consolidation technique plutôt qu'à des changements fondamentaux. La production du Centre-Sud du Brésil était en baisse de 7,9 % sur un an au début d'août, selon les données du gouvernement.
Les contrats à terme sur le cacao ont diminué de leurs records annuels à Londres et à New York. Le contrat de décembre à Londres a chuté de 65 livres sterling, ou 1,4 %, à 4 514 livres par tonne, après avoir atteint 4 988 livres mardi, tandis que le cacao new-yorkais a reculé de 1,6 % à 6 174 dollars par tonne.
La production de cacao du Ghana pour la campagne 2026/27 devrait diminuer entre 18 % et 38 % en raison du vieillissement des arbres, des maladies et des insuffisances de pollinisation, selon la société d'État chargée de la commercialisation. Malgré cette baisse, les analystes notent que l'abondance des stocks mondiaux de cacao et le léger surplus prévu pour la campagne 2026/27 devraient atténuer l'impact des conditions météorologiques défavorables.












