USA Rare Earth, un producteur d'elements de terre rares basé aux États-Unis, a conclu un partenariat avec Pasqal, une entreprise de calcul quantique, et Riven Systems, un spécialiste de l'intelligence artificielle dans le domaine de la chimie industrielle, afin de développer une technologie de séparation avancée pour le traitement des terres rares. Ce partenariat vise à résoudre un problème critique dans l'industrie : la séparation du carbonate de terres rares mixtes en degrés individuels d'oxydes, une étape actuellement dominée par les producteurs chinois. En appliquant l'apprentissage automatisé quantique, les partenaires souhaitent optimiser le choix des solvants et identifier de nouvelles molecules capable de se lier efficacement aux éléments de terres rares, réduisant ainsi la dépendance aux chaînes d'approvisionnement étrangères.
Le projet sera axé sur trois sources principales de matières premières : la mine de Round Top au Texas, des carbonates d'élementes rares mélangés issus d'autres sociétés, et des déchets recyclés issus de la fabrication de magnètes. Riven Systems produira des données d'entraînement pour les modèles d'apprentissage automatique au moyen d'expériences automatisées, tandis que l'unité de traitement quantique à atomes neutres de Pasqal mettra en comparaison les modèles quantiques avec leurs équivalents classiques afin d'affiner les performances des extractifs. USA Rare Earth travaille dans l'ensemble de la chaîne de valeur des terres rares, y compris l'extraction minière, la fabrication de magnètes et des installations aux États-Unis, au Brésil et au Royaume-Uni, avec des projets d'extension de la production de magnètes en Oklahoma.
Ce partenariat souligne les efforts de l’ensemble du secteur pour décarboner et diversifier les chaînes d’approvisionnement en terres rares, un élément crucial pour les technologies d’énergie propre. Bien que la capitalisation boursière de USA Rare Earth s’élève à 16,6 millions de dollars canadiens et que son revenu annuel est de 2,25 millions de dollars, les actions de la société ont chuté de 93 % au cours de l’année dernière, reflétant les problèmes particuliers du secteur. Cette collaboration constitue un pas vers l’application de technologies de pointe à un problème industriel de longue date, avec des implications potentielles tant pour l’efficacité que la résilience géopolitique dans le secteur des terres rares.












