Les attentes des investisseurs sur la prochaine hausse des taux de la Banque d'Angleterre se sont déplacées vers début 2027, alors que les rendements des emprunts d'État britanniques ont connu une baisse graduelle après une interruption brève plus tôt dans la semaine. Jeudi, les marchés affichaient une contraction de 24,3 points de base à l'occasion de la réunion de politique du 17 décembre, contre plus de 25 points de base pendant la majeure partie du mois d'août, selon les données de LSEG.
Ce changement reflète une réévaluation plus générale de la trajectoire de la politique de la BoE, 36 points de base d'assèchement étant désormais attendus dans l'annonce du 4 février. Pour la réunion du 17 septembre, moins de 4 points de base d'assèchement sont anticipés, ce qui signifie une probabilité de 15 % d'une hausse. Les rendements des obligations d'État britanniques à 10 ans sont tombés à 4,979 % mercredi, un plus bas de deux semaines, avant de monter de 2 points de base à 5,01 % à 0752 GMT jeudi.
Le gouverneur de la BoE, Andrew Bailey, a attribué la divergence entre les économistes, qui s'attendent pour l'essentiel que les taux restent à 3,75% au cours de l'année, et les niveaux de cotation sur le marché aux risques géopolitiques, en particulier à l'éventuelle escalade du conflit entre les États-Unis et l'Iran. Les conditions moroses du marché de l'emploi continuent de peser sur les inquiétudes à long terme de la Commission de politique monétaire concernant l'inflation, a-t-il indiqué.
La décision de la Banque centrale européenne, annoncée le 10 septembre, a vu 24 points de base d'assoupissement pris en compte, ce qui met en évidence un déplacement similaire, mais moins marqué, des prévisions par rapport à la BoE. Les investisseurs attendent également les commentaires du président de la Banque centrale américaine, Kevin Warsh, lors du symposium de Jackson Hole, prévu pour vendredi, ce qui pourrait influencer davantage les prévisions d'intérêt globales.












