Le gouvernement de Donald Trump a modéré les attentes quant à la possibilité de conclure un accord sur les tarifs avec le Canada avant la date limite de minuit, les responsables américains estimant en privé que les chances de parvenir à un accord ne sont pas meilleures qu'à la moitié. Les droits de douane de 50 % sur des milliards de dollars de biens canadiens restent prévus pour entrer en vigueur mercredi, après un appel téléphonique entre le président Donald Trump et le premier ministre canadien Mark Carney lundi.
Les négociateurs américains ont présenté ce que les responsables ont décrit comme leur "meilleure offre" au Canada. L'appel du mardi entre Trump et Carney a servi de tentative finale pour éviter les droits. Cependant, les autorités américaines considèrent le résultat comme peu probable, ce qui soulève des questions sur le fait que ces signaux reflètent-ils une véritable posture de négociation ou constituent-ils une contrainte stratégique. L'administration n'a pas indiqué de projet de retarder les tarifs, même si une telle mesure reste une option possible afin de donner plus de temps aux discussions.
Cette situation d'impasse survient après la réintroduction par Trump des droits de douane sur le Canada et le Mexique, en逆ant certains éléments de l'accord commercial nord-américain négocié durant son premier mandat de président. Le premier ministre canadien Mark Carney a déclaré qu'il conservait toutes les options pour répondre aux nouveaux droits de douane américains, y compris la répression commerciale. Les négociateurs canadiens ont averti leurs homologues américains que la mise en œuvre des droits de douane prévus par l'article 338 provoquerait une réaction publique au Canada et briserait de facto la capacité de M. Carney de négocier davantage de concessions.











